mardi 30 octobre 2007

Week-end à Tarifa

Coucou, le week-end dernier, on est allé Camille, Rozenn, Sep, et moi se balader jusqu'à Tarifa.
On est donc tranquillement parti Samedi, à midi, tente et duvet dans le coffre de la R21, à la recherche de sensations fortes...
On commence notre périple par la visite de Los Caños de Meca, ex-village hippie, qui a gardé un esprit "alternatif" d'après Lonely Planet. En pratique, c'est un haut-lieu de Kite-surf, qui n'a pas grand chose à voir avec l'ambiance hippie du Lonely Planet. En plus, ça s'est construit pas mal, devenant de plus en plus à la mode.
C'est vraiment dommage parce que le cadre est superbe : forêts de pins méditerranéen (une des espèces d'arbres les plus anciennes toujours sur terre) qui se finissent par des falaises dans la mer (qui commence à refroidir), c'est con, ça aurait complété le tableau une eau à 24°c... 
J'ai tenté la chasse mais quand je suis allé cherché mon gun, des gens ont vu le fusil, ont parlé, sont parti. Ça arrive, dans la vie, donc j'ai continuer comme si de rien était. Mais une fois dans l'eau, des flics était en haut sur le parking en train de me guetter. Du coup, j'ai laissé mon fusil dans l'eau (Me rappelant de la prune de Loulou en Galice...), et je suis sorti, juste avec mon masque. 10 minutes après, ils sont partis... Suspect...
Ensuite, on est allé tout prêt, au phare de Trafalgar, là où, une fois de plus, les anglais nous ont foutu une pilée, en infériorité numérique... Maintenant, il n'y a plus que des kite-surf.
On a continuer la route : Barbate, Zahara de los atunes (Ancien port de pêche d'atunes!!!)
On a découvert ensuite une superbe plaine pleine d'éoliennes en file indienne. Les photos sont surprenantes. Au fait désolé pour les photos mais ça ne marche pas du feu de dieu pour mettre photos où vidéos sur le net, mais patience).
On a dormi à Bolonia, une pointe magnifique encore sauvage, et là encore, il y a des photos. On a piqué la tente dans un petit espace vert, manifestement apprécié de nos amis les bovidés, en témoigne les petites bouses, méticuleusement éparpillées.
Le repas c'est fait dans le noir, avec vu sur les lumières du Maroc, et probablement en face de nous Tanger...
Le lendemain, on a fait route vers la city root's de Tarifa. Là, c'est Windsurf et Kitesurf. Et on sait vite qui fait parti de la colonie, à la vue des clones. Mais bon, sinon, c'est sympa comme ville. C'est un brin alternatif, et c'est assez joli les maisons blanches. On sent que le Maroc est proche. Par contre, sur la partie récente de la ville, qu'est-ce qu'ils ont foiré !!! C'est trop trop laid (Tentative de château avec des apparts dedans), enfin des trucs pas cool quoi.
Après un petit rafraîchissement dans la mer, pleine de poisson (mais là, j'ai pas sorti le gun), on a repris le chemin de Cádiz, en s'arrêtant à Vejer de la Frontera, un joli "pueblo blanco"(des villages anciens, caractéristiques de cette partie de l'Andalousie, perchés sur une falaise, avec souvent qu'un ou deux accès, blindés de touristes en été, moins fréquentés en octobre).

mardi 23 octobre 2007

Flamenco Stories

Coucou, ces derniers temps, on est assez flamenco. 
Vendredi dernier, on est allé (Hanna, Sepp, Angie, Amandine, Tess, Rozenn, Camille, Emilie, Claire, et moi) à une Peña de Flamenco (un cercle de Flamenco), la perla del Flamenco. Au moment de s'asseoir, à la 1ère table venue, un mec nous accoste, la table lui est réservé, ben merde alors !!! On va se retrouvé au fond du coup. Mais à l'accent, il reconnaît vite qu'on est pas de Cái :
 - Eramou?(comprendre Erasmus)
 - Hem, Si señor!
 - 'taos ahi, 'toncê. (Sentaos ahi, entonces)
 - Grâciâs !
 - De na'a.
En fait, ça devait être le dirlo de la Peña, parce qu'avant le concert, on a eu le droit à un discours :
 "Dans la salle, on a un groupe d'étudiants Erasmus, qui touchent la bourse Erasmus, ils viennent voir cet art qu'est le flamenco, je dis art car le flamenco en est un ; il est unique et unique à chaque fois qu'un homme prend sa guitare, qu'une voix s'élève, qu'un couple évolue sur la piste. Le Flamenco, n'est pas un art écrit, il est de tradition oral et j'aime à me rappeler ce jour ou (je sais pas qui) avait voulu mettre sur papier quelques paroles, et (quelqu'un, de très important sûrement) lui a dit : Non! Le Flamenco vient de là -il montre son coeur-. Chaque fois unique, car chaque fois réinventé.
Ici, à Cádiz, on a le plus pur flamenco de toute l'Andalousie, le flamenco originel (un peu patriotique le papi, quand même). C'est pour ça qu'aujourd'hui va jouer un groupe de Málaga... C'est un Flamenco unique (il est unique), pas comme ces chants qu'ils font en Catalogne. (Non à l'indépendance de la Catalogne!!!). Ce que vous allez voir aujourd'hui est ce que l'on peut vous proposer de meilleur (et de plus unique?). Dans cette même salle ont chanté, ont commencé les plus grands ; bon spectacle. Cái, ahi, alli, aqui : Cadiz, là-bas, là, ici (en montrant son coeur)."
 Après, on a effectivement eu du spectacle. C'était très bon, avec la classe du "pur flamenco", comme on nous avait promis. Je vous mettrai une vidéo, promis, c'est ce qui parle le mieux. Cependant, même si le groupe avait sûrement un bien meilleur niveau que le 1er groupe qu'on avait vu, il manquait la pointe d'humour. Disons que c'était un peu cul serré pendant toute la partie. Mais, du grand spectacle tout de même, à la fin, ils ont proposé à des jeunes (20-25 ans) jouer avec eux. Ça a pris un air un peu plus convivial.
Et comme ça nous a plus, on a remis ça le dimanche, à l'occasion du festival Ibero-Américain de Cadiz, mais cette fois, c'était un peu moins pur : la Traviata en flamenco. Absolument fantastique. On était dans le grand Teatro Falla de Cadiz, qui doit bien avoir 200 ans, au Paradaiso (Tout en haut), avec une vue plongeante sur la scène.
Le spectacle était entre le théâtre, l'opera, la dance et le concert car les 3 étaient présents. La danse de flamenco a, en plus de la danse classique, une sensualité plus acerbe et aiguisée, ponctuée par les claquettes des pieds, qui jouent véritablement le rôle de percussion et métronome, permettant de varier visuellement et "sonorifiquement" le rythme de façon immédiate. L'artiste est ainsi transformé en acteur, musicien et danseur. C'est très vivant, très captivant. Bref, très nouveau et surprenant le mélange. Car il y avait des parties mêlant du flamenco dansé sur de la musique classique avec une danseuse en tutu, qui jouait je pense le rôle d'un ange ou de l'âme de Violetta pour ceux qui connaissent l'histoire. 
Au fond, à droite, un percussionniste jouait de to tout ; toujours au fond mais à gauche, un couple de guitariste accompagnait les deux chanteurs (un chanteur, qui devait jouer la voix de l'homme dans l'histoire), placé devant, à gauche et la femme (pareil mais Violetta, j'aimais pas sa voix par contre). On a même eu le droit à un cheval qui a surpris le public. Il a fait des claquettes mais bon, mis à part la surprise, ça n'apportait pas grand chose...
Bref, un grand spectacle, très étonnant. Désolé pour l'enflamme, mais ça m'a véritablement enchanté.
A+

vendredi 19 octobre 2007

La semaine

Le rythme se calme tranquillement et je n'ai pas grand chose à vous raconter de croustillant si ce n'est que j'ai commencé les cours d'espagnol. Sepp, le colocataire d'Hanna en Allemagne est arrivé lui aussi, pour étudier 1 quadrimestre. Il est arrivé mercredi de la semaine dernière avec Lisa, une amie d'Hanna. Du coup, on a mangé de nouveau allemand. Hanna, Sepp, et Lisa nous ont concocté des Spätzle, à prononcer chpêtzleu (des nouilles mais avec plus d'œuf et faites un peu à l'arrache) avec de la dinde sur une délicieuse sauce aux poivrons. Samedi, on avait préparé la Tortilla Des Grands Jours, au poivre vert, parce que moi et le poivre vert, c'est assez fusionnel... Nous l'avons dégusté avant de nous rendre au match France-Angleterre, désormais je ne mangerais plus de tortilla au poivre vert avant un match France-Angleterre.
Ce soir, c'est la petite finale, je vais tester l'empanada...
Sinon, pendant ce week-end là, on a reçu la visite des Cordouans (Ana et Charles et Sandra). Avec eux, une vingtaine d'autres de tout horizon, a casé dans les apparts. J'en ai donc pris 2 sous mon toit, 6m carré à trois, on ne pouvait poussé plus loin. Ivano, un Italien de Napoli et Benoît, un Luxembourgeois de je m'en fous où, parce qu'à part Luxembourg au Luxembourg... Il ne parlait pas français mais allemand, mais il était quand même sympa. Sinon ils était tous les deux en médecine, ce qui n'est pas rare du tout dans la communauté Erasmus, contrairement a ce que l'on pourrait penser. De leur côté, les filles ont reçu 5 étudiants dans leur château.
Ainsi la soirée du samedi ne fut pas qu'une désillusion d'un match de doigts dans le cul perdu, le match, perdu... Au fait, je recommence à croire en l'amitié franco-allemande depuis que Sepp s'est montré très intéressé par le Rugby, avec ses lettres de noblesse. A tel point qu'il est allé voir avec moi la deuxième mi-temps d'Afrique du sud- Argentine, dès le lendemain. Donc après ce match, on est allé à la punta, un haut-lieu de la Night Gaditanne.
Le lendemain, nous avons végété avec Ben's sur la plage de la Caleta. Il est vraiment drôle. D'ailleurs, le soir d'avant, lorsqu'il trinquait, parce qu'on a trinqué, il brandissait majestueusement son verre en déclarant, royal : "Hasta mañana!", "A demain", littéralement, ce qui m'a beaucoup fait rire.
Donc, à présent, nous avons un lit à Cordoue, où nous n'allons pas tarder à y aller, le 24 Octobre étant une des grande fêtes de Cordoue.
Après ce week-end, nous avons repris ce qui pour l'instant n'est pas la norme, jours de congé oblige, le boulot... Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, c'est dur, Vendredi, Ah non, le vendredi on ne travaille pas. Pourquoi ? c'est Sabbat? Non, on fête le saint-patron de la médecine...
Voilà voilà,
il me reste à vous dire de regarder France-Argentine ce soir, peut-être verrez-vous mon frère courir tout nu en bigoudène sur la pelouse du parc des Princes...
Dimanche, on va avec Camille, Rozenn, Hanna, Emilie et Sepp au Teatro Falla voir un spectacle de Flamenco. 
A+

vendredi 12 octobre 2007

La particularité espagnole, ou française???


Coucou, voici une page de journal espagnol.
Le jeu c'est de trouver la différence entre un journal français et un journal espagnol (Mis à part la différence de langue, bien-sûr)
Le premier qui trouve gagne une Cruzcampo.

Le journal



Précision, Tessa, elle est coloc des filles et elle n'est pas dans la résidence dont ils parlent...
Elle n'aime pas le poisson.
Sagasta dont ils parlent, c'est la ou je suis
J'ai pas dit :" je viens etudier la medecine" mais "médecine" comme réponse à "Que estudias?" bref le journaliste l'a un peu fait au feeling, comme mon prénom...
A+

jeudi 11 octobre 2007

La Tortilla de patata gaditana

Ola pichas, pichitas, Chocho, chochita... (Mec, petit mec, meuf, petit meuf)
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La Tortilla de Patata (pour 4 environ)
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Des patates (mettons 5-6 belles patates)
Poivrons
4-5 Oeufs
Oignons
Epices aux choix
Chorizo (ça doit marcher avec des lardons, jambon, etc)

Eplucher et faire revenir les oignons et poivrons sans les faire griller dans de l'huile d'olive.
pendant que les oignons et les poivrons cuisent, éplucher les patates, les découper en fines tranches, en copeaux (ça dépend de la texture que vous voulez donner à la tortilla).
Déposer les oignons et les poivrons cuits dans un saladier.
Faire revenir les patates sans les griller dans l'huile d'olive jusqu'à qu'elles soient cuites. Ajouter les épices élues, basilic, oregano, persil par exemple. (On peut jouer sur la méthode de cuisson des patates, je n'ai jamais essayer mais on peut les cuire à l'eau).
Déposer les patates cuites dans le saladier avec les oignons et poivrons.
Découper le chorizo en tranche de 2cm. Diviser ces mêmes tranches en quart.
Faire revenir le chorizo en le grillant un peu jusqu'à qu'il perde son gras.
Déposer les morceaux, sans le jus, dans le saladier.
Battre les oeufs, saler, poivrer, 1,2 voire 3 petits piments de cayenne broyés, pour en rajouter dans la vie, du piment.
Attendre que le contenu du saladier soit assez tiède.
Mélanger les œufs avec le reste. Le truc c'est de vraiment bien mélanger.
Ensuite, faire cuire à feu doux voire très doux, !!! SANS REMUER !!!
Attendre que le dessus commence à cuire un peu aussi, retourner la tortilla, comme une crèpe.
Laisser cuire un peu à feu doux.
Servir chaud ou froid, en dés. Le top c'est froid pour moi.
!!!ATTENTION!!!
Le truc le plus dur c'est de ne pas cramer la tortilla à la cuisson. Donc le feu doux. Il ne faut surtout pas remuer pendant la cuisson.

Semaine espagnole

Coucou, aujourd'hui, c'est jeudi, dernier jour de cours : demain, c'est dia de la virgen del Pilar, fête nationale espagnole. Lundi dernier, c'était jour de repos, juste pour la ville de Cadiz, après la célébration, dimanche, de Santa Rosaria, sainte patronne de la ville.
On a assisté au défilé dans les rues à la procession, assez impressionnante. Tout le monde est dans la rue pour voir ça. Le cortège avance en titubant (et c'est vraiment le mot) de droite à gauche, au rythme de la musique. Il est composé de 3 chars, je ne sais pas si c'est le mot exacte, portés par 4, 10, 20 hommes suivant sa taille. Le plus grand devait faire 2 mètres sur 5 et 2 mètres de haut. Le problème après, c'est pas le poids, c'est la taille parce que Cadiz, comme je l'ai déjà dit, c'est étroit. Alors le cortège poireaute 2-3 minutes pour pivoter à chaque coin de rue. Ce qui est assez rigolo, c'est de les voir essayer d'inclure la rotation dans la chorégraphie rythmée par la musique que joue l'orchestre derrière... On les sent un peu oppressés dans les rues de Cadiz, genre Chabal en tutu taille S dansant sur casse-noisette. Surtout que les mec, ils ne se dérident pas, mais pour quelle raison?
A- C'est un honneur de porter le char, ça ne se fait qu'une fois dans la vie, c'est l'émotion
B- Ça fait deux heures qu'on marche à la vitesse d'un escargot tétraplégique.
C- Le mec de devant il arrête pas de péter, et je ne peux pas m'éloigner.
D- C'est lourd.
Au choix. Ce que je peux vous dire de plus c'est que la musique est assez impressionnante et lugubre, dans le genre musique du Parrain, ou musique de "La vie est belle", au moment du mariage entre Dona et l'aristocrate. Sinon, les porteurs de char doivent payer leur place, je vais me renseigner sur le tarif, mais j'ai trouvé ça assez ahurissant. Ça fait un peu "indulgence" moderne...
Mardi, on a quand même dû se lever pour les cours à 8 heures, et ça c'est pas cool. C'est toujours aussi intéressant, le prof de pathologie est toujours égal à lui même, toujours son petit coté "on est différent des autres". On a toujours rien appris avec lui, d'autant plus que pour l'instant on n'a fait que de l'éthique et du coup, ça lui laisse un champ libre pour ce gonfler l'ego, un peu plus encore et parler pour ne rien dire.
Mercredi, c'était petit déjeuner d'accueil des étudiants erasmus. Le soir, teuf d'accueil, mais finalement pas si top que ça...
Sinon, ce matin, il y a mon nom dans le journal de Cadiz... Je vous scanne l'article.
Voila tout. Je vais également vous filer la recette de la tortilla. A+

dimanche 7 octobre 2007

Il a du leur donner autre chose que la lettre de Guy Moquet cette fois...

Quel match !!!
Surréaliste !!!
Je n'ai vu que la deuxième mi-temps parce qu'il y avait les copines allemande d'Hanna qui étaient là, alors on a fait un petit repas-tapas tortilla, poivrons au four, cakes, et à dix heures, on est parti au Connel's. Une première pour Hanna le rugby et sa première réaction a été : "Y te gusta tener dedos en tu culo?". Quelle spirituelle conception de ce sport... Bref, quand on a débarqué, il n'y avait que des français dans le bar dont 3 bofs de chez bof avec qui on s'est bien marré.
"Joder! 13-3, ils se font laminer, c'est mort..."
Après je ne vous refait pas le match, mais quelle remontée !!! C'est assez frustrant de partager cette victoire avec quelqu'un pour qui le rugby n'est qu'une partie de doigts dans le cul... Enfin, qu'importe on a gagné. Et franchement, avec un tel entraineur, je ne pensais pas qu'ils auraient pu se sublimer à ce point.
Cela dit, je pense que les Blacks ont super mal joué le coup. Ils cherchaient la pénalité pendant deux minutes face aux poteaux, ils n'ont personne qui puisse taper un drop??? Parce que les anglais ou les australiens, ce qui est clair, c'est qu'ils auraient mis 6 points pendant ce temps !!!
On va pas se plaindre, tout le monde pariait sur un All blacks- Australie, ça sera France-Angleterre !!! Mais je pense que contre les anglais, ça sera un authentique match de fouine, ça va se jouer au drop, ça sera très très chaud et pas aussi agréable que le match contre les blacks.
Bon, ben ça mais chier de ne pas être en France pour refaire le match pendant des heures...
A+

jeudi 4 octobre 2007

Les premiers jours à la fac

Ola todos! On est jeudi et je n'ai toujours rien écrit sur mes premiers jours à la fac...
Le premier jour, trankilou de chez tranquilou, les profs espagnols, ils ne sont pas impatients de commencer à bosser, contrairement aux Français...
Donc on a eu le droit à la présentation de la matière, pendant une petite demie heure. Ensuite, pause d'une demi-heure, re-présentation d'une demi-heure et ainsi de suite, de 8h du matin jusqu'à ... 13h... Et pour nous, ça s'arrête là mais les etudiants hispaniques, ils continuent jusqu'à assez tard. On a en gros tous les jours le même planning avec : 2 heures de médecine interne, 1h de radio, 1h d'épidémio et pour finir 1h de pharma, sans pause entre les cours!!! Plus les Lundis et Mercredis, 2h d'anglaisle 17-19h.Il y a des syndicats étudiants à mettre sur le coup.
Le deuxième jour a commencé sur les chapeaux de roue avec 2 heures passées en la compagnie de notre 1er prof, Don Cabron, un blaireau de la pire espèce... Je n'en dis pas plus parce que ça va énerver ma maman...
Par contre, on a eu un cours de radiologie super intéressant et jusqu'à aujourd'hui, on a travaillé sur les poumons avec la description normal, puis l'étude l'atélectasie, pneumothorax, et même les caractéristiques des tumeurs pulmonaires bénignes et malignes. On a même vu des radios avec des côtes rongées par des métastases : impressionnant. Bref, une matière intéressante.
La plus grande surprise, c'est l'épidémiologie. A la base, des statistiques, ça peut paraître rasoir. Et bien en fait, pas du tout, c'est le cours que j'ai préféré. Le prof est sympathique derrière un air de clown triste et sinon, il articule juste assez pour qu'on se dise "Wouah, on gaze là, il a un bon accent andalous et on réussi quand même à le comprendre d'un bout à l'autre !!". Je dis ça parce que c'est pas toujours évident, loin de là, de comprendre pleinement ce qu'un prof dit. Le plus frustrant, c'est pour les blagues... Parce qu'en fait, dans une blague, ce qui est marrant, c'est la chute, sauf que la chute doit être, pour que son effet réussisse, informative et courte. "Courte" induit que la phrase va être compressée. Alors en français, tout ce que je viens de vous dire, on s'en tape (sauf les bègues) mais nous, en Espagne, on préférerait des profs bègues justement, parce que de l'andalous compressé, c'est comme si un anglais se tapait la dernière blague de l'humour.com mais lue par Bernard Laporte, après l'avoir un peu chambré sur France-Argentine, bref tu comprends rien mais tu ris quand même.
Le champion de la blague, c'est le prof de pharma, celui-là, il a une classe d'enfer : un look de Capitaine Haddock et en même temps, c'est un prof très intéressant. Pour l'instant, on est rendu au base de la pharma, et c'est plutôt compréhensible.
Reste le cours de "Comprehension escrita del ingles médico". On commence Lundi prochain, 4 heures par semaine.
Voila tout, et ce soir c'est la fête de médecine.
A+