mercredi 9 juillet 2008

Le mot de la fin

Deu semaine que j'ai quitté Cái, ses pichas, ses chochos...
J'ai le blues du dentiste en revoyant les fotitas des amigos.
Il est donc temps de conclure, même si j'aurais dû écrire quelques pages sur la dernière semaine et le périple du retour.
fin

dimanche 15 juin 2008

Ese Caí oe !

Tius, avant de partir, on s'est dit qu'il était quand même moyen, voir immoral, de ne pas aller voir "El Caí", le Football Club de Cadix, fouler la seule surface de nature de la ville dépassant le demi-hectare...

El Estadio Ramon de Carranza

D'ailleurs, cette partie contre l'Atletico de Séville avait de l'enjeu... La descente ou non en Nationale????

Le public définitivement acquis

Ben, oui, une des spécificité de Cadiz, c'est d'avoir un stade de 22 000 spectateurs, presque totalement rempli pour un match de relegation, en 2B (Nationale en France)... Ici le foot représente le tissu social, la base de la société de Cadiz. S'y cotoient Le tocard jacky de 23 ans et la mamie raffinée qui vient avec sa canne, le dernier maillot de Cadiz, et ses 78 années...

On fait un peu touriste dans cette marée jaune


En haut : Sofia, Katherine, Stefan, Mikal
En Bas: Le père de Joane, Joane (Deux basques de San- Sebastian)

On a eu le droit au bal des intellectuels de Cadiz, la belle Cadiz... Les deux types de 30 ans , en bas a droite de la photo, qui s'exite sur son siège, avec l'écharpe célébrant l'alliance de Che Guevara avec Cadiz (Pour ceux qui ne le savait pas ??!!). Là, c'est la crème. Ils nous ont sorti le déluge d'insultes à l'encontre de l'arbitre qui n'entendait pas ce qu'ils lui disait... Mais si ça les soulagent... Attention, Camera Serge,
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Là c'est violent, mais je me dois de le rapporter, Martin, c'est pas bien de dire ça...
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"Me cago en tus muertos", "me cago en tu leche, en tu padre y en tu puta madre, puto maricón"
"Je chie sur tes morts", "je chie dans ton lait, sur ton père, et ta pute de mère, pute de PD"

Lorsqu'ils beuglaient, debout sur les sièges, ils pensaient... Et ils pensaient avoir l'aplomb du public de derrière, qui disait "ouais ouais", juste pour qu'ils s'assoient. Alors, après avoir déblatéré leur flot d'insultes, ils se retournaient majesteux, d'une rotation millimétrée, à peine perturbée par le gramme qui passe dans leur sang, cherchant des yeux admiratifs pour leur prose. Ils avaient ceux de mes potes et les miens... On cherchait juste à savoir ce qu'ils bredouillaient... A la fin de la partie, on connaissait déjà la chanson qui ne se résume qu'à ce que j'ai écrit. Ils le répètent à chaque partie, à chaque balle perdue, ça fait beaucoup. Ils ont tout de même tenté trois fois de changer l'ordre mais ils s'embrouillaient l'esprit...

L'escorte du ballon....

Sinon, piètre spectacle dans le jeu... Même si le public est totalement acquis à leur cause... Après ceci, on file pour voir Allemagne-Pologne à la Plaza Mina, envahie de supporters étrangers... Manquait le folklore local, et déjà me venait la nostalgie des deux gusses du stade...


Calle Sacramento

mardi 10 juin 2008

Escalade 2-3

Désolé, j'écris quasiment rien ces derniers temps : je suis en pleins exams...
Du coup je bosse toute la semaine, j'ai rien de plus a vous dire la dessus...
Par contre le week-end, c'est plus root's.
Les deux derniers, ont a été à Bolonia escalader.
Le samedi d'il y a deux semaine avec John, Tobbie, Anja, suédoise.... Mikal.
Je vous laisse les photos...
On commence fort avec Anja, qui, pour ça première fois
escaladait vraiment vraiment bien

Mikal

Tobbie

John, l'artiste

L'Afrique, au loin...

A la fin de la journée, un peu rincés...

Le week-end dernier, top root's, on est allé à trois, Mikal John et moi, pour deux jours d'intense escalade...
Le mosaico, une paroi coté 6B, nous sert d'entrainement. Pour l'instant la technique est très rudimentaire pour Mikal et moi mais John par contre ce debrouille toujours aussi bien...
On parle en américain (John vient juste de débuter l'espagnol). Et la mosaico, elle est "Pumpy"...
Sur Mosaico, un peu "pumpy" le truc...

John, qui ouvre la voie...

Mikal, il est gentil comme type...

Le soir, on est allé dormir dans un bosquet au bord de la mer, et savourer des pates bolognaises, préparées à l'avance. Le panard....


Notre camp du matin, trop root's

Le lendemain, on a remis ça jusuq'à 3 heures et ensuite, direction la plage pour un rafraichissement...La voie la plus pépère...

On ne s'en lasse pas....

Mikal

dimanche 1 juin 2008

Curso d'Andalú

A ver compi si hablaís el andalu bueno bueno bueno...
C'est un peu comme vous mettre dans la peau d'un espagnol qui débarque à la criée du Guil' pour un cours de Français...Bon courage...

dimanche 25 mai 2008

Escalade...

Ciao tutti,
Je suis allé faire de l'escalade hier avec Stefan, Mikal et John, un nouveau venu.
John est un pote de Mikal, du New-Mexico. Il finit avec Cádiz, un voyage d'un an (Septembre 2007-Aout 2008), avec sa copine (rentré aux USA avant Cadiz) en Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande, Tasmanie), Asie (Japon, Thaïlande, cambodge, Vietnam), et Europe rapidement (Slovenie, Berlin, etc). Il a bossé comme ingénieur pendant 1 an et demi, a économisé pour se payer ce petit voyage...

John, l'aventurier

John, en plein rappel



Mais vous aller me dire, et alors, l'escalade, c'est quoi le rapport? C'est que lui est un passionné d'escalade, jusqu'à traîner son attirail autour du globe dans son sac à dos déjà chargé...
On est donc allé à Grazalema, départ aux aurores (9h15)...
Là-bas, John nous a ouvert la voie. Ah oui, j'allais oublié c'est vraiment un beef le type. 1m95, gringalet comme Pelous, il nous a monter le truc sans hésiter. Une machine...
A un moment il est tombé, Mikal, qui l'assurait, a douillé en bas... Photo...

Mikal, après la chute de John...

On a fait 2 voies plusieurs fois, par différents passages...
La première était vraiment dure, et sans technique, j'ai fini avec les bras en feu. Ben ouais, la technique, ça permet de reposer les bras en mettant le maximum sur les pieds...

Mikal, assurant John...

John en ascenscion...


Gessner Stefan, dit "viejito", petit vieux,
c'est qu'il tire 26 années de vie.
Il aime nous raconter la Grande Guerre et comment on vivait à l'époque...
Une pièce de l'histoire...

En ascension...

On a déjà pris rendez-vous pour la semaine prochaine...

mardi 20 mai 2008

Message Publicitaire

Je préviens tout de suite cet article ne s'adresse qu'à ceux qui ont acheter des titres chez Apple® ou Total il y a 5 ans...
Pour les autres désargentés, ben libre à vous de le lire mais vous sortirez de là avec un goût amer, avec l'impression que dans la vie TOUT ne s'achète pas, encore moins le jambon Maldonado®...
Bon, les pauvres écartés je peux enfin causer tranquille...
On en était à vos actions en bourse. Apple® a gagner plus de 1000% en 5 ans (Pourquoi je vous fais chier avec ça depuis toujours???) , il faut bien claquer son pognon, pour ceux qui sentent que la pomme va dégringoler.
Eh bien moi, commercial chez Jamon Maldonado®, je vous propose une fête d'enfer !!!
Jamon Maldonado®, c'est trop bien...
Donc vous prenez 60 euros de ceux mis il y a 5 ans en bourse...
Ils ont fructifié et se sont magiquement transformé en 600 euros...
Budget pour une superbe fête....
Eh ben là, Jamon Maldonado® et vous propose un bon jambon a partagé entre copains.
On trouve nos premières cuisses a 491€...
Voici notre site internet.



Compte tenu de l'inflation, il vous restera de quoi acheter une natte pour asseoir dessus les 20 pauvres amis qui vous apitoient au quotidien, 20 verres en plastique, et 10 bouteilles du mousseux Marquis de Florimont®, la boisson des champions (Partenaire de l'affaire), pour les faire oublier leur piètre situation.
Vous passerez une bonne soirée sur une natte, avec du bon jambon, du marquis de Florimont® et une vue sur les étoiles, si vous n'êtes pas trop con.
Merci à Apple® et Maldonado®.
Jamon Maldonado®, c'est trop bien...

dimanche 18 mai 2008

Retour d'Italie...

Salut, je viens de rentrer d'Italie, de Roma, précisement où se trouve Martin et les fifilles (Cécile et Erell) en Erasmus, aussi... Voila pour la succincte présentation pour ce qui ne les connaissent pas...
J'aurais aimé écrire une tartine mais si je suis rentré d'Italie, c'est parce qu'ici, il y a un petit exam et un exposé, en espagnol, s'il vous plaît, à la fin de la petite semaine et que je suis un petit peu dans le caca jusqu'au cou...
Donc je n'en mets pas plus...
Je mettrai surement quelques photos de cette semaine culturelle dans les jours qui viennent...

A Ciao Bonsoir... PY

mardi 6 mai 2008

Le retour de italiens...

Cette semaine a été marquée par une actualité chargée... Deux potes : Rudy et Pépo, du premier semestre sont revenus à Cadiz pour une semaine en terre andalouse...
On leur réserve un petit accueil à la gare, déguisé en vahinés, en âne (Mikal et sa célèbre "gorda"), en soeur Stefi... Petite chanson de bienvenue sur l'air de la chanson de Berlusconi... Et on est en route pour une première pasta celle du midi.
Après les 3 jours de fête de rigueur, on est allé en "trekking" dans la Sierra de Grazalema...
On est parti à 5 en voiture, et deux dans le bus. On finira les 30 dernières bornes à 7 dans la voiture.

Mikal, Rudy, Stefan, Pepo, Tobi, Morgane, Bibi

Après une ballade riche en émotion à bord de la R21, on se pose tranquillement sur le bord de la route et c'est parti pour deux jours de marche.
Le premier jour, on marche 3 heures. On sillone par des chemins des ruisseaux, into the wild. On tente des trucs de fou comme la traversé d'un ruisseau alors qu'il y a de l'eau... Mikal, Pepo, se mouille les pieds, alors du coup on rigole parce que c'est marrant quand l'autre a les pieds mouillés. Mikal tombe en voulant traversé donc on se marre encore plus...
Ensuite, on se pose sur un pâturage paisible, limite idyllique, avec des vaches qui broutent tranquillement sans se soucier de notre présence et de nos accents exotiques.
Petit repas du soir, débat avec un américain sur la peine de mort (Et toi t'es pour ou contre la peine de mort ?), et bivouac...









La nuit est marquée par le squat d'une vache bouddhiste dans notre bivouac... Désobéissance civique... On a rien a faire là... Mais Gessner ou Stefan, le doyen du groupe, en protecteur, l'éloigne à coup de flash d'appareil photo...

Jour suivant, on se lève vers 9 heures, on monte presque jusqu'en haut du sommet que l'on voit sur une des photos précedentes. Pique-nique, on descend. Je me fais prendre en stop par des Anglais hippies de 70 ans en vieux Wolfwagen. Quand ils me déposent, je note une odeur de caramel qui sort du moteur...
Je récupère les autres, on part à Grazalema, mangé un chtite glace et un café. Et on part à la recherche d'un bus pour ramener les deux tirés au sort en Bus... Encore une fois, on fera le tiers de la distance à 7 dans la R21, à la Marocaine, comme on dit...
On est pas rentré à Cadiz que l'on reçoit le coup de fil de Sofia, restée à Cadiz, elle est au Caños de Meca, une plage à 60 bornes de Cadiz. On se pose quand même à Cadiz pour manger une pasta Carbonara légendaire : 1,5 kg de pâtes, 12 oeufs, 600 gr de Lardons, 1/2Kg de Parmesan pour 7 personnes... On arrive quand même au Caños vers 23 heure et c'est parti pour une nouvelle nuit de bivouac, à la plage cette fois.
On rentre des Caños, après une journée de plage ou cohabite les nudistes et les quasi-nudistes, chaleur oblige.
Lundi, journée de récup' pour tous. Mais le soir, vient déja le temps de se dire adieu : Pépo et Rudy partent à 5H45. On ne dormira pas... Ils ont le droit à trois "Moon" (Fesses, en anglais) sur le quai de la gare de Cadiz... La sécurité de la gare ne tarde pas à arriver, mais le train est déjà parti. RDV 31 décembre à Turin....

PS : Toutes les photos sont sur mon Picasa, ou celui des autres. Les liens sont sur la marge dans le blog

mercredi 23 avril 2008

Ethicle.org , un nouveau moteur de recherche...

Bonjour, juste pour vous dire qu'il existe un moteur de recherche associé à google, qui reverse 1 centime à l'association de votre choix (On peut même rajouter une association, si l'on souhaite)...
Il y a un compteur qui mémorise le nombre de recherches et calcule l'argent reversé à l'association. Tout est expliqué sur une page, je vous laisse y jeter un oeil...
Le mode de financement est la publicité.
Les recherches sont strictement identiques (La requète est envoyée à Google puis retournée à Ethicle.org jusqu'à votre ordinateur...)
Faites de la pub autour de vous, ça marchera par le bouche à oreille....
www.ethicle.org

Bon, ben à la prochaine...

jeudi 17 avril 2008

Agression...

Coucou...
Il y a du neuf par ici : on s'est fait agressé par des jeunes vendredi dernier à la "punta", haut-lieu de la night gaditaine...
On y allait tranquillement et au moment de descendre, pour rentrer dans la boite, il y a un jeune qui a demandé à un copain d'un copain allemand (qui ne comprend pas l'espagnol, de surcroît celui de Cái...) s'il avait des clopes, j'ai répondu à sa place en disant "Non, désolé mais on ne fume pas..."
Et là, vlà t'y pas qu'il me crache à la tronche, le type, comme ça, pour le fun...
Je lui dit, patiemment : "Ça ne se fait pas..."
Il ne me regarde même pas, il est déjà en train de coller une pêche au pauvre allemand, qui fait faut le reconnaître, un peu perdu...
Je repousse le type, il tombe au sol, se vexe, se relève, prêt au combat...
Et là il y a ses potes qui arrivent, histoire de se battre comme des hommes, drogués à l'ecstasy (Oui des drogués !!!), ça, on l'apprendra plus tard.
Commence un pseudo duel avec un mec et je me prend une patate venue de derrière. Il sont déjà presque une dizaine à nous entourer, je me taille en courant, toujours à moit' sonné avec la droite que je viens de me prendre...
Je cours pas depuis 3 mètres que je reçois un choc, venu de derrière, bien puissant cette fois, j'ai un voile noire de quelque milli secondes, et je continue à courir.
Après quelques mètres, je me rends compte que j'ai du sang qui me coule du nez et de la bouche (Je déduis une épistaxis modérée, je déconne)
En fait, là je vais voir un groupe de jeunes gentils pacifistes gaditains. Les potes me rejoignent... Le 2ème choc était une bouteille de vodka lancé par un des tocards. Elle m'a pété sur la tête, derrière, une des projections m'a un peu écorché la joue, quand j'ai regardé derrière pour voir ce qui venait de me toucher.
Pendant que les types me coursaient, d'autres essayait de balancé notre allemande perdu, qui l'est,un peu plus seconde après seconde, par dessus la rembarde... Mais Fabiano est arrivé pour leur demander pourquoi il faisait ça, avec un accent italien, un peu énervé... Ils ne l'ont pas jeté...
Quant à moi, je prends le taxi pour l'hôpital, accompagné de deux docteures italiennes (Ben ouais) et du Gringo (Il est toujours ou il faut au bon moment celui-là). J´ai quand même pas mal de sang qui coule de la bouche. Titiana, l'italienne, amie de Sofia, qui est là pour ses vacs me dit, avec cet accent que tu regardes une pub de Panzani pour savoir comment c'est : "Ma, a la mujer la gusta la sangre!".
Petite précision : Panzani n'existe pas en Italie, on nous prends vraiment pour des benêts ave la pub...
Mais au final, le sang s'est calmé, ils m'ont desinfecté la plaie. Il ne me reste qu'à expliquer une petite trentaine de fois le lendemain et pendant les 3-4 jours qui suivront pourquoi j'ai une flèche de sang sur la tronche. Tous les mômes du collège sont trop fous quand je leur raconte l'histoire...
Quant à notre allemand, il s'est retrouvé en boîte sans savoir comment... Tout est bien qui fini bien (Ecrit avec une musique qui va trop bien pour une fin de film)

mardi 15 avril 2008

Berlusconi, président du conseil de la République d'Italie : Ils ont choisi le meilleur...

La citation du jour...

" Il faut faire des choix tout le temps. Comme disait Himmler en quittant Auschwitz pour visiter la Hollande, on peut pas être à la fois au four et au moulin. "
Pierre Desproges

dimanche 6 avril 2008

Le voyage en Afrique...

Coucou, j'arrête avec les vidéos d'humour à l'anglaise, place au conte des mille et une nuits : le voyage au Maroc.
On est parti à 4 : - Mikal Davis: Etats-Uniens, Albuquerque(se dit Al-Bou-Coeur-Qui) , patriotique, pro-Bush, parti pour christianiser le Maroc. (Il y a constaté l'implantation d'Eminem, à une fenêtre, en haut)


- Morgane : Rire puissant, tapageur et ravageur, de Rennes


- Anne : Hollandaise, aux facultés d'adaptations étonnantes au bout de 3 jours...


- Et puis moi et ma voiture : il y a des voyages qui révèlent certaines choses...

Jeudi 13 Mars
Nous sommes donc parti le jeudi 13 Mars, Tarifa-Tanger en bateau. Une première étape touristico-sociologique : passer la frontière au Maroc -Histoire de voir si on n'arrivait pas pour concurrencer le marché du hakik-. 5 euros et 1 heure plus tard, Nous voici à Tanger. On file vers Chefchaouen, capitale du Hakik justement. C'est alors qu'on rentre vraiment dans l'univers marocain. On gare la voiture et on erre autour pour trouver un hotl pas trop cher.
On est en train de retirer l'argent dans des distributeurs qui retire sur ton compte sans te donner les billets (Wifi technologies), quand un enième type nous aborde en espagnol (Il y a plus de touristes espagnols que de français là-bas). Il finis par parler en français, ne le comprennant pas tout à fait :
"-Vous voulez faire tourner la tête, vous voulez vous relaxer un peu?
-Ben, ouais on cherche un hotel (Pas naïf, le mec...)
-Il y en a un juste la
-Ouais mais il est complet. On cherche quelque chose de pas cher.
-Il y en a un autre, 30 dirhams (Le h est très fortement prononcé et le r se roule comme en Espagne) la nuit (3 euros)." C'est parti...
On découvre ensuite la medina et les ruelles étroites (Celles de l'île de Sein, sont des autoroutes à côté). On entame le test des restau marocains, ou l'on ne sera jamais dessus, par Tajine et couscous et whisky marocain (Thé à la menthe, soft).
La nuit à l'hotel est raconté par Morgane sur son blog. Moi, j'ai vu plein de trucs de fou, mais je ne m'en suis plus souvenu au réveil....

Vendredi 14 Mars
On commence la journée par une visite de Chaouen, la ville bleue (C'est marrant mais on s'en rend compte mieux le jour).
Vue sur la medina de Chefchaouen
Une ruelle de Chouen


Intégration au décor

Après un petit dej' aux crêpes et whisky marocaines au miel, on prend la voiture sur les coups de midi, route sur Fès (Fez, je précise). Quand je dis route sur, ça fait un peu Warrior, un peu Marco Polo, mais franchement, c'est l'expression adéquate...
Arrivé à Fès, c'est dans une ville que l'on arrive. Forcément, un peu paumés les gusses. Mais pas pour très longtemps car un petit jeune, plus malin que les autres, nous accoste en moto. La "medina, c'est par ici, il faut faire demi tour, suivez-moi, je vais vous montrer". C'est ce qu'on fit. Même scénario : hotel pas cher, il se propose ensuite de nous présenter cette ville de 2 millions d'habitants (C'est conseillé sur les guides de ne pas le faire seul, tant c'est grand et désorientant). C'est ce qu'on fit. Quartier des artisans, quartiers des tanneurs, souks, ruelles, souk, mosquée, remosquée... Fès : 350 quartiers avec chacuns 5 éléments (Mosquée, école, école coranique, four à pain, hammam).

Le four à Pain, où chaque famille, pour 1 dirham(0,10€), peut faire cuire un pain



Photo kitch devant la mosquée, la seule que j'ai d'Abdul...
Le guide, Abdul, a 18 ans, peu d'argent et nous explique qu'il fait ça à côté de l'école. Il compte allé jusqu'au bac. Après, pour étudier, il faut de l'argent. Il a appris le français, l'espagnol et l'anglais en grande partie dans la rue, avec les touristes. Un type comme lui qui étudie, ça peut aller loin, vu ce que ça fait sans enseignement. C'est impressionant...
On est un peu mort quand même avec le rally Chaouen-Fes, on rentre à l'hotel Moulay-Driss, raccompagné par un ami d'Abdul.

Samedi 15 Mars
On commence la journée par une visite du quartier des tanneurs, où il travaille le matin, les odeurs devenant insupportable avec la châleur de l'après-midi. Abdul nous amène à ce quartier par les chemins "cachés", ou en l'échange des effluves de la mort, résultat de la fermentation de milliers de peaux de tous types (Chameau, mouton, vache, chèvre) (Mais vraiment dégueulasse), on a le droit à un spectacle inédit. Il se mérite. C'est pourquoi, je ne vous mets as de photos...
Ensuite, on file se faire arnaquer dans une boutique de cuire (qui vient juste d'en bas). Et là, on
a du se faire arnaquer pour la seule et unique fois de tout le voyage, mais bon, avec une visite de la fabrique... Babouch pour 20 euros (j'en suis presque à mettre des chaussettes par dessus pour les protéger) et les autres idem (porte-feuille, ceinture, claquette).

Les bacs à teinter le cuir, qui est sur mes babouch, théoriquement

Les teinteurs, en arrière plan, les peaux qui sèchent...

À la sortie, Abdul se fait embarquer par la police du tourisme : il n'est pas déclaré... Je pense au début à un règlement de compte avec une mafia de Fès. Pas le temps de rien faire, il est déja au poste... On finira la visite tous seuls, perdus dans les rues de Fès, ce qui a aussi son charme.
Ici, seuls les ânes supportent Oussama

On est pas loin de la Corse

Le quartier des épices contraste avec le quartier des tanneurs (Cette fois, je vous file une photo)


Les chauds du quartier

On prend ensuite la route d'Azrou, première étape de notre route vers le désert du Sahara. On dort dans une forêt séculaire de cèdres, peuplée de singes. C'est aussi le lieu le plus froid du Maroc, ce qui vaut à Morgane une nuit d'exception, et puis à moi de me lever, frigorifié dans mon hamac, à 4 heure du matin par pas beaucoup de degré. Je finirais dans la bagnole. Il faut rajouter, à ce sujet qu'on est parti avec une tente 2 places, pour 4, c'est intelligent...

Dimanche 16 Mars
On se lève doucettement, sans trop traîner, route vers le sud (wahou, c'est classe de dire ça).
"Camp Davis", dans la forêt de cèdres géants

On quitte la forêt désert pour une traversée de le moyen Atlas.

Les portes de l'atlas

Le Moyen atlas


Les camions surchargés comme j'ai jamais vu qui traverse le Maroc

Et c'est dans un des premiers villages de cette plaine que l'on se fait contrôler en excès de vitesse (encore un pour ma gueule) à 70kmh au lieu de 60 kmh. La première fois que mon compteur sous-évalue la vitesse mais bon, j'avais pas envie de passé une matinée à m'expliquer avec le type. Il a été "gentil" :
"-Première visite au Maroc?
-Oui
-Alors, comme c'est ta première visite au Maroc, et que tu es gentil, et que tu es mon ami, et que je t'aime et que ta voiture est belle, etc Au lieu de 400 DH, ce sera 100 DH. Juste pour toi..."
J'avais envie de rajouter un pour "et pour toi" ; parce que n'ayant pas complété le formulaire, ces cent dirhams, c'était pour son scalp... Bref, une anecdote marocaine. La prochaine fois, je l'ai appris par les autres potes qui sont allés au Maroc, il faudra présenter un paquet de cigarettes, dès qu'il t'arrête... Ainsi marche la loi...
On mange à midi à Midelt, et un marchand de tapis nous aborde... On l'embarque en voiture ainsi que son pote pour qu'il nous montre la boutique... Les autres sont pas chauds mais je refuse pas de les embarquer, Morgane tire une photo marrante :

Elle l'a mise sur Facebook et Tobie (un pote resté en Espagne) a mis comme commentaire : "T'as peur Mikal?"
Ça m'a fait marrer, faut dire qu'il tire un peu la tronche le ricain.
On continue la route qui, une fois rentrée dans l'Atlas devient un vrai spectacle : Les gorges du Ziz. Tous les 50 mètres, on a envie de s'arrêter pour tirer une photo...

Les Gorges du Ziz

Le long du Ziz...


On arrive à un moment à un lac et puis là on a été un peu fous, on a été se baigner... Histoire de se laver...
Une réserve d'eau artificiel à 50 km au nord d'Errachida...

On a plongé pour dire : "We did it"

On continue toujours, et encore, les villages passent, Er Rachida, où l'on doit contourner un manifestation contre la hausse générale des prix... Eh! oui, ya pas qu'en Europe...
On finit par s'arrêter à une oasis, porter par une R21 vaillante et déterminée.Sur l'oued, où passe l'eau lorsqu'elle tombe

Le repas : Nouille thon/ Nouille poulet, au choix.

L'oasis, que les boues des crues rendent fertile

On passera la nuit sous un palmier, cette fois à quatre dans la tente 2 places : les moustiques rôdaient.


Nuit catastrophique pour ma part. C'est chiant de voir les autres dormir...

Lundi 17 Mars
Bon anniversaire Bul !!!
Je me réveille avant les autres.
A son tour, Mikal à la joie de se réveiller nez à nez avec un mec qui a la banane parce qu'il ne va plus être seul réveillé...
En quittant l'Oasis, les autres marchent pour alléger la R21...

Le petit dej est un bol d'air : When in Rome, do as a Roman does, c'est un proverbe américain qui dit de vivre comme l'autochtone. Il s'applique aussi pour la conduite...
Alors on quitte notre oasis, route vers le sud toujours.
Le Renault Traffic marocain, il tombe jamais en panne sèche...

Petit dej' /dej, dans un petit bled sur la route.
Après Erfoud, on rentre véritablement dans le désert et... ça ressemble à la Namibie.
À bord du "taxi marocain"

Et là, moment historique et fêté comme tel : Passage des 300 000 Km de la R21.
Les 300 000 Kms
On l'a baptisé au rosé dégueulasse mais bien français que j'avais casé avec la roue de secours, la bouteille se baladant à chaque virage dans le coffre... 6 mois après, la voici sortie...
Le Rosé de Loire,
Vieilli dans la cave de ma voiture
, (un peu trop humide)

Tout le monde a signé... Ah ouais, on a fait les choses en grand...

On arrive à Merzouga, qui sent le désert (Le sable rentre dans le nez et ça chatouille, c'est rigolo)
Le monsieur qui nous avait indiqué l'auberge qui faisai le meilleur trek à chameau du Sahara, dans un bled, Midelt, 200km au nord... Il est descendu comme nous mais avec des clients australiens.

On a décidé de faire "LE TRUC DU TOURISTE" : la ballade en chameau dans le désert, avec une nuit dans une jaima (tente berbère). Succinte négociation de prix : Mikal, Morgane et moi nous relayant pour faire pression c'était franchement rodé. On l'a eu pour 300 Dh soit 30 euros.
On se retrouve avec une petite bande de 5 portugais de 40 ans, d'un club de moto...
Le dernier, il a le coussin qui part en vrille, il était pas très sereint sur son quadripède...

Bof mais sympathiques et intéressants, on a parlé politique et Europe autour du tajin du soir dans la Jaima.Le petit rire coincé de Miki s'explique par le fait que nous marchons depuis 1h30
et comme je vous l'ai dit, ça douille pas mal....


Le chameau ça fait mal au cul... Ne prenez surtout pas une ballade de 5 heures en vous disant, 2 heure c'est trop court : vous finirez avec les fesses comme une tortilla mexicaine... (J'ai cherché longtemps avant de la trouver)

Mardi 18 Mars
On se lève tôt pour assister au lever de soleil (avec vu sur l'Algérie, qui n'est qu'à 40 km de là où nous sommes).

L'Algérie, au loin...

Mon chameau fait déjà la gueule, à 6 heure du mat',
je fais prendre cher ce matin...


D'ici, on ne voit pas les traces de roue de 4x4 ou de quad...
500 connards, sur la ligne de départ


On prend la route qui nous mènera à terme à Marrakech, situé à 500 Km de là.
Pour l'instant, on en est pas là, on prend la route de gorges du Todra avec pour objectif de dormir par là-bas.

On roule tout la journée avec des paysages qui défilent et change à chaque virage (Il y en a un tous les 50 km au début mais ça fini en beauté).
Les villages que l'on rencontre le long de la route

Entrée des gorges du Todra

On arrive effectivement aux gorges du Todra qui sont spectaculaires. Après les avoir traversées, on se retrouve presque seuls sur une route de 2 mètres de large dans les parties les meilleures, défoncée par les crues des mois d'hiver...


Les gorges du Todra
Tempête de sable, qui donne une impression d'apocalypse...

On se retrouve finalement dans un cul de sac : la route indiquée sur la carte permettant de relier les deux vallées (Todra et Dadès) n'est pas praticable avec une voiture "normale". Jusque là rien ne l'avait arrêtée mais le mieux étant l'ennemi du bien, on en est resté là, on rebrousse chemin direction vallée du Dadès par une autre route.
Morgane, toujours matinal, qui nous prend, le matin...

Entrée de la Vallée du Dades


Pendant la ballade ou l'on rencontre le berger, près de l'hôtel

On garde un chevreau pendant que le berger va chercher
le troupeau qu'il a perdu...

On se trouve un hotel sympa : 1 euro la nuit sur la terrasse, que demande le peuple... Il fait aux environs de 0°c à 4 heure du mat mais ils nous filent des couvertures. On parle avec un jeune musicien Berbère. Ici non plus on ne l'aime pas, Sark-keussé, comme ils l'appellent (keussi/keussé : ça veut dire fesse, en berbère).
On se retrouve dans la vallée où l'ancien directeur des vieilles charrues à une auberge. On voulait y passé le lendemain mais on a oublié...

La Photo des Gorges du Dadès

Mercredi 19 Mars
Le lendemain justement, après une très bonne nuit sous les étoiles, on se réveille, route vers Ouarzazate.
Contrôle de radar, pour eux ça sera quel prix ??!

En chemin, on s'arrête pour acheter le tajin reglementaire (je me retrouverai avec 2 tajins). Les gens qui nous accueillent sont adorables, ils nous invitent à prendre un thé, et on commence à discuter. Ils sont deux : le père et le fils à travailler dans la boutique, qui se trouve le bord de la nationale entre Ourazazate et Marrakech, avec une régularité exemplaire d'une boutique tous les 500m... Ils cherchent en plus des fossiles et des minéraux, dans les montagnes environnantes, truffées raz la moelle de ce genre de bijoux.

La tienda de Tajin

Hassi, Le patron

La Photo de groupe (Il en faut une, hein)

Le père, Hassi, est un ancien mineur du Pas-de-Calais. Il a travaillé là-bas pendant 14 ans jusqu'à la fermeture et le licenciement. Avec sa prime et ce qu'il avait économisé, il est reparti dans le Sud, comme dans Bienvenue chez les Chtis, mais lui avec la banane. Il a ouvert sa boutique qui lui permet manifestement de vivre correctement, avec la retraite de mineur à côté...
Il faut quand même noté qu'au Maroc, ils consomment très peu. C'est un modèle de développement durable en ce sens que ce qu'ils achètent, ils en ont besoin. Ce qu'ils cassent, ils le réparent.

Ainsi, on voit les voitures les plus robustes des années 70, comme les Mercedes, passer leur retraite sur les routes marocaines. Vous voulez tester la fiabilité d'une voiture? Allez au Maroc. Là-bas, avant d'acheter, ils regardent tout. Résultats? Les fiat Punto (Années 95-2000), logans, les kangoos/berlingo sont les voitures de construction récente les plus fréquentes, et probablement, les meilleures en qualité/fonctionnalité/prix...
Par ailleurs, tout le monde a sa télé, à Fes, j'en ai même vu, vers 23 heure, dans la rue sous une bâche, donc je pense qu'ils ne croulent pas sous l'or, avec la série anglaise des années 80 qui va bien... La télé aussi, elle date de 1970-1980...

Elle est réparée par un mec qui n'a rien étudié en électronique mais qui est plus expérimenté que quiconque. Ça marche souvent comme ça au Maroc, chacun son domaine de compétence... C'est une société plutôt libérale mais à l'échelle humaine...
En même temps, ils ne sont pas cinglés avec la théorie du "Je me suis éduqué seul". Je dis ça après avoir vu ça aux guignols :

Les Guignols Parodie de: Survivre avec Les Loups
envoyé par Mikey-3D
Après le thé à la menthe, on part vers Tizerine, avec le fils : Hassan, 29 ans avec nous dans la voiture.

Il me dit au cours de la conversation:
"- Je suis passionné de géologie, j'ai étudié ça en France.
-Ah, t'as étudié à la fac de géologie?
-Non, mais on a vu ça au collège, j'ai arrêté les études quand on est rentré ici. Mais j'adore ça, je lis beaucoup".
Marrant l'anecdote. Au collège, je savais à peine la différence entre du granit et de l'ardoise.
Hassan nous indique un resto dans le village de Tizerine et reste parler avec nous, on l'a invité à manger mais il vient de le faire... On mange alors le meilleur de tous les Tajin du Maroc...
Il nous parle alors de l'histoire du Maroc, des berbères, du roi, des langues, des différences entre le nord et le sud du Maroc, là où immigrent les gens du rif : Italie et Pays-Bas, de là où nous sommes : mineurs du Pas-de-calais, du Sud : Espagne. Le pays le plus facile pour s'intégrer est l'Espagne, pour lui. A la question : Pourquoi les gens ils immigrent du Maroc vers l'Europe, il répond : "Ils sont fous!".
Il est assez philosophe et à une vision intéressante des différences entre le Maroc et l'Europe. Ici, les gens prennent le temps, n'ont pas de planning. Ils reprennent le proverbe espagnol : "La prisa mata" "L'empressement tue".
Anecdote, encore une : Ils ne sont pas capables de nous dire le temps entre Ouarzazate et Marrakech (tout juste si ils savent les kilomètres). En Europe, on te dit Paris Ouest-Pont L'abbé, 5H-5H15 suivant la direction du vent. Là-bas Fes-Merzouga : entre 6H et 12h suivant les gens...
Bref, après un échange d'adresse et de recette de Tajin, on continu.
On passe les montagnes séparant Ouarzazate et Marrakech. Toujours autant de boutique le long de la route.
Les montagnes entre Ouarzazate et Marrakech

Ici, ils jouent à Mouton, saute...

On arrive à Marrakech, c'est blindé de monde (Semaine de vacance espagnol, nouvel an islamique, etc)... On réussi quand même à trouver un "hotel", c'est un type qui nous présente une famille qui nous accueille pour une nuit. À noter que Marrakech est une ville très chère, logement compris : on dort pour 10 euros dans une petite pièce... Mais ça a un certain cachet et la famille est très aimable.

Minaret d'une mosquée trop touristique

À l'entrée de Marrakech...

Une partie de la famille qui nous hébergeait
(La grand mère, elle n'aime pas les Croisés)


On se ballade autour de la place principale : ou il y a plus de touristes que d'autochtones... On se fait aborder pour aller dans un des resto provisoire, installé pour le repas du soir uniquement. On résiste, une fois, deux fois, et on fini par craquer...
On rentre tôt à "l'hôtel", on est mort de fatigue.

Les lits de Mike, Morgane et Anne

Jeudi 20 Mars
On se ballade dans Marrakech.

Mais on est quand même content...
(Notez Mikal essayant de rouler des fesses)

Souk, Mosquée... RAS Marrakech est sans hésitation l'unique déception du voyage... Touristique à outrance les vendeurs sont, en général, agressifs, pas sympas, bref tout le contraire de ce qu'on avait vu avant...

Un touriste, Mikal et moi, on le voyait bien Allemand, pugnace qui manifestement, a trouvé le thème de "La photo du voyage"

Encore lui, quelques minutes après (Avant, je ne l'ai pas pris mais il était dans l'autre axe)

Encore lui, dans un autre monument (École coranique du XIIème siècle) C'est vieux donc, c'est beau...

Morgane, qui a trouvé un copain de cache-cache et qui est contente du coup...
Mais bon, on rencontre quand même des gens gentils... Le Barbier, par exemple, qui n'hésite pas à prendre la pose pour une photo. Petit problème, Morgane n'arrête pas, lui non plus, du coup, il passe et repasse au même endroit. J'ai le droit à un rabotage (C'est ce qui explique le changement de faciès). Je finis avec le coup, sanguinolant à divers endroits... Mikal, il passe en deuz, et comme je suis pas un sadique, je prends pas 36 photos...

Il y a du doute et de l'angoisse dans les sourires

En plus, il fait franchement l'effort pour la pose

Mikal, par excès de stress (Il vient de voir mon cou) tombe en syncope...

L'équipe de rugby marocaine

On part plus tôt que prévu vers Tanger... On dort quand même dans un champ de cactus, histoire de... Moi ça sera dans la bagnole la tente 4 pour 2 ça ne me branche plus depuis la nuit de rêve à l'Oasis. On cuisinera une semoule de couscous, concentré de tomate, vache-qui-rit, particulièrement dégueulasse. On fera un kems dans la bagnole, le froid rendant impossible de le faire dehors. J'ai pas de photos... Je vais voir avec Morgane, il faut qu'elle me les file de toute façon...

Vendredi 21 Mars
On se réveille, journée de bagnole...
Casablanca, Rabat, toute la côte est bétonnée et ne présente pas beaucoup d'intérêt, à première vue.
On arrive vers 3 heure sur une plage déserte où l'on veut piquer la tente, se baigner et faire un bon tajine, maintenant qu'on a les plats.

On prépare un feu de camp, on fait les braises et on lance le Tajine, sur les braise (Par tajine entendez : oignons, tomates et dattes). Tout est parfait, vraiment, on a chaud, le sable pour un matelas qui change des cactus. On fait un Koh-Lanta, où on doit passer entre des branches d'arbres morts pour avoir le droit de manger la crèpe au miel marocaine (étant donné qu'on en a acheter presque 1 mètre carré dans le bled avant...)




Là c'est le camp, et la mer en arrière plan, où l'on vient de se baigner

Vu de l'autre coté, avec le feu de camp qui nous fait la braise...

Quand tout à coup, deux mecs débarque de nul part pour nous dire qu'on est sur un terrain militaire et qu'il faut partir. Il est 22h, ça fait vraiment chier... J'essaie d'en savoir plus mais ils ne parlent presque pas français ni espagnol. On ne sait pas, on se demande qui ils sont, chacun a son scénario... Ça paraît bizarre un terrain militaire non fermé, sans militaire et sans panneau pour l'indiquer... Finalement, on se décide à bouger, et alle se poser plus loin sur la côte. Et là, on tombe pour de vrai sur des militaires. On dormira dans un camping, avec des hurlements de chiens en berceuse, et une nouvelle fois dans la bagnole... On est jeune, et ça pourrait être sans duvet dans de la paille...

Samedi 22 Mars
RAS : On prend le bateau et je me fais piner 15 euros en voulant les changer avec un type... Une longue histoire mais je pense que vous en avez assez eu...



Notre lave-vaisselle d'un jour