dimanche 15 juin 2008

Ese Caí oe !

Tius, avant de partir, on s'est dit qu'il était quand même moyen, voir immoral, de ne pas aller voir "El Caí", le Football Club de Cadix, fouler la seule surface de nature de la ville dépassant le demi-hectare...

El Estadio Ramon de Carranza

D'ailleurs, cette partie contre l'Atletico de Séville avait de l'enjeu... La descente ou non en Nationale????

Le public définitivement acquis

Ben, oui, une des spécificité de Cadiz, c'est d'avoir un stade de 22 000 spectateurs, presque totalement rempli pour un match de relegation, en 2B (Nationale en France)... Ici le foot représente le tissu social, la base de la société de Cadiz. S'y cotoient Le tocard jacky de 23 ans et la mamie raffinée qui vient avec sa canne, le dernier maillot de Cadiz, et ses 78 années...

On fait un peu touriste dans cette marée jaune


En haut : Sofia, Katherine, Stefan, Mikal
En Bas: Le père de Joane, Joane (Deux basques de San- Sebastian)

On a eu le droit au bal des intellectuels de Cadiz, la belle Cadiz... Les deux types de 30 ans , en bas a droite de la photo, qui s'exite sur son siège, avec l'écharpe célébrant l'alliance de Che Guevara avec Cadiz (Pour ceux qui ne le savait pas ??!!). Là, c'est la crème. Ils nous ont sorti le déluge d'insultes à l'encontre de l'arbitre qui n'entendait pas ce qu'ils lui disait... Mais si ça les soulagent... Attention, Camera Serge,
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Là c'est violent, mais je me dois de le rapporter, Martin, c'est pas bien de dire ça...
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"Me cago en tus muertos", "me cago en tu leche, en tu padre y en tu puta madre, puto maricón"
"Je chie sur tes morts", "je chie dans ton lait, sur ton père, et ta pute de mère, pute de PD"

Lorsqu'ils beuglaient, debout sur les sièges, ils pensaient... Et ils pensaient avoir l'aplomb du public de derrière, qui disait "ouais ouais", juste pour qu'ils s'assoient. Alors, après avoir déblatéré leur flot d'insultes, ils se retournaient majesteux, d'une rotation millimétrée, à peine perturbée par le gramme qui passe dans leur sang, cherchant des yeux admiratifs pour leur prose. Ils avaient ceux de mes potes et les miens... On cherchait juste à savoir ce qu'ils bredouillaient... A la fin de la partie, on connaissait déjà la chanson qui ne se résume qu'à ce que j'ai écrit. Ils le répètent à chaque partie, à chaque balle perdue, ça fait beaucoup. Ils ont tout de même tenté trois fois de changer l'ordre mais ils s'embrouillaient l'esprit...

L'escorte du ballon....

Sinon, piètre spectacle dans le jeu... Même si le public est totalement acquis à leur cause... Après ceci, on file pour voir Allemagne-Pologne à la Plaza Mina, envahie de supporters étrangers... Manquait le folklore local, et déjà me venait la nostalgie des deux gusses du stade...


Calle Sacramento

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