Sale Lu à tous et bon petit déjeuner, je viens de finir ma première partie de mon premier stage vendredi dernier.
J'étais dans le service de "gastro-intestinal" del Hospital Puerta del Mar le bien nommé puisqu'en faisant 50 mètres en sortant de l'hopital, le sable rentre dans les chaussures...
Le stage, qui compte pour la validation de "patología general" est divisé en 2 stages de 2 semaines (un en novembre, un autre en Mai), eux-mêmes divisés en 2 stageounets de 3 jours (Mercredi, jeudi, vendredi), de 8h à 15h, sans pause. En pratique, c'est 9h-14h.
Mercredi dernier, on a donc débarqué, Camille, Rozy et mí dans le charmant service, un tantinet perdu et la tête dans le cul. Non, je ne vais pas la faire en alexandrin avec des rimes en "U", ça risquerait d'^tre poussif. A 9h, Doctor Don Macías nous prend en main. Et c'est parti pour une petite présentation de 3 cas, dont, un peu trash, qui m'a légèrement pris le bide. Je ne pourrais pas m'empêcher de lâcher un normal, dans un service de gatsro, humpf, humpf. Promis, j'arrête là les blagues vaseuses.
Le prof, Manuel, dit Manolo, pour tout le service, est direct assez impressionnant : il nous explique plein de chose, répond à toutes les questions. Les autres médecins du service ont l'air assez cool dans l'ensemble, direct, on a le droit au "bonjour", "merci", "au revoir", etc... Alors on se marre comme des niais. Après ce tour du service, enfin de trois patients, on va dans l'hôpital de jour, qui s'occupe juste des soins de suivi (pour une part des ponctions d'ascites, dûes entre autres, à l'excès de cerveza-tapas-cerveza-cerveza-vino tinto). On nous laisse faire la première partie de tout examen clinique : l'interrogatoire (Nom, age, motif d'hospitalisation, antécedents, histoire de la maladie, etc...) en espagnol, s'il vous plaît.
D'entrée, il y a de certaines différences qui apparaissent avec le mode de fonctionnement à la française.
L'Hôpital, est peu compartimenté, on passe du service d'ORL au service de Gastro sans ouvrir une porte. Dans le service, il y a beaucoup de monde dans les couloirs, des infirmières, des aides-soignants, des patients, des visiteurs, des médecins, beaucoup de médecins (peut-être parce que c'est ce service qui l'exige...). Le lavage des mains, n'est pas franchement rigoureux. Fin de la critique négative. Parce que forcément le petit coté arrache, ça a du bon : l'hôpital est plein de vie, les médecins déconnent (une fois encore ça doit dépendre du service). Les patients ont souvent le sourire. Les médecins prennent le temps (forcément, ils sont plus nombreux), ils discutent, blaguent avec le patient : on s'est retrouvé avec un patient a qui on faisait une écho avant un ponction d'ascite a déconné avec lui (enfin c'est le médecin, les infirmiers). "Picha, mira el bebe, mira como se move", littéralement "Ma bite, regarde le bébé, regarde comment il bouge". Le picha, ça correspond un peu au "ma couille" en France, il s'utilise à toute les sauces à Cádiz. C'est pas en France qu'on verra ça... Après, il y a a la différence d'usage de langage : ici, on tutoie facilement, on n'appelle les gens que par leur prénom, qu'il ait 20 ou 75 ans. Forcément, ça crée une proximité avec le patient, et ça doit éviter certains problèmes.
On également assisté à plein d'échographies, avec notre prof qui nous expliquait toujours ce qu'on voyait, les problèmes que l'on pouvait rencontrer. A chaque fois, il nous expliquait les solutions, les raisons du choix du traitement.
Le service et lui tout particulièrement, faisait beaucoup de pathologie hépatique. Du coup, on a eu un véritable cours sur les cancers du foie, les cirrhoses, les fibroses, les insuffisances hépatiques, les hypertensions portales et les conséquences. Top de chez top.
Dans les trucs techniques, on a assisté à deux biopsies hépatiques, une injection d'alcool en vue de tuer une tumeur hépatique, une écho-endoscopie et des ponctions d'ascites.
On ne sait pas encore dans quel service on va tomber la semaine prochaine. Mais déjà, on est super-satisfait de ce premier stageounet.
A+
dimanche 18 novembre 2007
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