Du coup, avec la même équipe que le Week-end dernier, on est parti dans les terres cette fois. Au programme :
- Arcos, encore un joli pueblo blanco
- Marche dans la Sierra de la Grazalema :
On est parti d'un parking près de Grazalema, avec comme objectif Zahara de la Sierra. On a marché le premier jour, jusqu'au col qui sépare la vallée de Grazalema (encore un pueblo blanco !) et la vallée de Zahara. Du coup, il y avait un vent assez violent, et il faisait un petit peu froid (2-3°c), ça contraste avec les 20-25°c qu'on a toujours à Cadiz... On a même eu du mal à faire chauffer les nouilles avec mon camping-gaz de compétition que j'ai acheté avant de partir. Ça a été nouilles froides à la sauce tomate et au chorizo (mais revenu à la poêle, le chorizo, ah ouais, ça c'est important).
Encore une vue impressionnante sur la vallée de Zahara, des montagnes qui l'entourent, et un record à la clé : Couché 7h30, on a pas pu tenir dehors plus longtemps, avec le froid et le vent. D'ailleurs Rozy a passé une nuit de rêve avec la toile qui a claqué à 10 cm de son oreille, tout au long de la nuit. Moi, j'avais pris mes boules Quiès, j'avais lutté pour dormir à Tarifa le Week-end dernier.
Le lendemain, il y avait des petits yeux et de l'ambiance dans la tente au petit dej. On est parti avec notre objectif bien en face, la carte IGN à la main (d'ailleurs, on m'a reproché mes méthodes de leader Maximo pour décider de l'itinéraire..). Au programme : 1100m de descente jusqu'au lac de Zahara et remontée de 500m jusqu'au pueblo blanco (Non, il n'y a pas que ça en Andalousie...).
La descente a été bien corsée : les chemins existaient bien mais les cons, les plants d'ajoncs, ont eu la bonne idée de pousser au bord, histoire de faire un peu mal, de rappeler que descendre 1000m sans embûche, c'est une chance, un luxe, même, c'est pas assez, on va rajouter un peu de piment, avec une petite racine découverte, pour leur faire goûter la bonne terre andalouse, même si ils l'ont déjà fait en dérapant un peu plus haut... Mais bon, ça fait des souvenirs écrits dans la peau...
Arrivés en bas, après s'être fait indiquer la route par un Papi de 90 balais (On dit que quand on comprend l'andalou, on comprend tous les espagnols. Ben quand tu comprends le Papi Andalou, tu comprends toutes les langues...). Malgré tout, on a retrouvé la route. Et on s'est fait ramassé en autostop tous les 4 par un papi espagnol, Le bonheur espagnol : le papi dans sa Renault Express qui écoute une cassette de Flamenco, le pur, celui de Zahara, que son chien tente d'accompagner, le coffre rempli de poivrons qu'il va vendre à Zahara, en zigzagant sur la route tortueuse menant à la ville et qui suit elle aussi, les rythmes du flamenco.
- Ronda, célèbrissime ville du centre de l'Andalousie. Très jolie, très impressionnante car clivée par un ravin de 80m de profondeur. Très, très touristique, même à cette période de l'année. On a passé la nuit de Vendredi à l'extérieur pour visiter les monuments de Ronda, notamment le pont, le lendemain, après avoir tester la vie nocturne et les tapas le vendredi soir. On a passé l'aprem au bord d'une voie de chemin de fer pour se reposer et pour que les filles récupèrent de la marche de Grazalema, trop les faibles...
- Sierra de las nieves. Ça devait être notre deuxième marche, mais dans une sierra complètement différente de la première, plus proche des Alpes ou des Pyrénées, pour donner une idée, là où Grazalema ressemblait plus à la Corse avec ses forêts de pins et ses falaises escarpées qui rappellent les aiguilles de Bavela. Comme on était dans un parc assez contrôlé d'une, et caillouteux, on s'est rabattu sur le camping. Le lendemain, les nuages nous ont découragés. On est monté jusqu'au départ de la ballade à 1500m, où les nuages devenaient du brouillard. On a cédé, à la place de la ballade dans les montagnes, ce sera une pinte de Guinness à Gibraltar.
- Une Guinness à Gibraltar(territoire anglaise), c'est un peu faire le signe de croix en plein culte à La Mecque. C'était le seul moyen de me révolter de la défaite en demi-finale... Joindre l'utile à l'agréable, c'est une façon de voir les choses... Sinon Gibraltar, c'est assez rigolo, un peu paumé au milieu de l'Espagne, un village anglais, qui vit à l'anglaise, qui a ses cabines téléphoniques anglaises, ses policiers anglais, son temple protestant anglais, ses prix anglais, et j'en passe. Je ne parlerai pas de la vue, monter en haut du rocher coûtait 12 euros... On s'est donc contenté de la visite de la ville d'un passage à la frontière hispano-britannique, et on est rentré à Cadiz.
Encore un week-end chargé...
Je vais abrégé, il y
3 commentaires:
on commençait à se demander si tu t'étais fait enlever par des gitans !! ça fait plaisir de voir que la R21 sert à tout le monde. Et pour ce qui est du papy andalou, je peux te dire que quand ma copine Mayumi, ancêtre japonaise d'Erasmus, s'est retrouvé il y a + de 20 ans à Kermenguy avec Pèpère et tante Marie Thérèse, elle a compris que ses années d'étude dans la meilleure université japonaise ne valaient rien pour décrypter le français avec l'accent du Trégor...et du coup elle n'est jamais rentré au Japon.
Peut-être qu'on est des faibles, mais au moins on sait dire courbatures en espagnol...et ouè!
moi je dis bravo o fille...pass leur le bonjour
Enregistrer un commentaire