dimanche 30 septembre 2007

Rugby

C'est assez frustrant de ne rien voir.....

Empanada

J'ai fait ma première empanada avec Hannah hier
recette :
La pate : 1kg de farine, 1/2 L d'eau chaude avec 125 gr de beurre fondu et du sel
Garniture : 400g de thon, mais, sauce tomate, poivrons, 4-5 oignons revenu dans l'huile d'olive, piment, poivre, sel
Methode : Faire un chausson avec la garniture et la pate, mettre de l'œuf sur le dessus, pour faire dorer. Quelques minutes au four. C'est cuit, c'est bon.

Portugal

Maintenant, je me lance dans le récit du Portugal.
On est parti pour 4 jours : Lundi jusqu'à Jeudi.
Tout commence par une petite heure de bouchon dans Cadiz, histoire de ne pas l'oublier trop vite... Après 4H de voiture dans une ambiance complètement fofolle, on touCHe le Portugal, parce que maintenant, le CH est de rigueur. En fait, le son "s" est remplacé par "ch", bastante raro. On prend un petit itinéraire recommandé par michelin, mais en vérité, c'est un enchainement d'usines, d'entrepôts, etc... Aussi charmant que le boulevard de l'Europe à Brest pour ceux qui connaissent... Et, au bout, le Grall, le Quick du boulevard de l'Europe, Faro, la grande ville du Sud du Portugal, sans grand charme, mais suffisamment pour qu'on se laisse tenter par un petit resto portugais, pas si bon marché que ça au final. Pour Roza, Charlotte et moi, c'était Bacalhau à Braz. Pas mal du tout : un mélange de morue, d'oeuf et de patates. Pour Camille, c'était Porc à la portugaise, très bon aussi. Ensuite, la mission fut de trouver un coin pour dormir, dans la nuit portugaise, avec une carte d'une précision de 1 cm par Km. Alors, on s'est dit qu'un petit champ caillouteux, à coté d'une nationale, ça avait son charme. Après une nuit de vigoureux massages, on se réveille dans un lieu assez envoûtant, où, la nationale fait assez tâche au milieu des oliviers et des collines... Ensuite, comme on adore le boulevard de l'Europe, on est reparti sur la route qui longe la côte, parfaitement hideuse, à la recherche d'une plage. On en trouve une avec peine, encastrée dans des falaises, paraissant parfait pour shooté de la dorade : FIASCO TOTAL. Je ramène une minable dorade qui sera la maigre pitance de la soirée. Maigre mais délicieux. Et cette fois dans un cadre encore plus joli qu'hier, collines eucalyptus and sun. On allait faire un feu (parce que cuisiner une dorade dans le noir, c'est pas le fun), quand on s'est souvenu que le feu dans une forêt d'eucalyptus, au Portugal, c'est pas cool parfois, ça crame. Donc on a passé une soirée autour de quelques cendres...
Cette fois le sol est plus confortable, entonces, la noche era mejor.
Le petit dej' est un peu léger, du coup, on se lance dans un petit riz-confiture Lidl. Mais le problème là-dedans c'est le Lidl, c'est vraiment de la daube.
On poursuit notre périple le long de la cote sud-ouest, qui n'est pas sans rappeler les falaises de Crozon. On passe une petite partie de la journée sur la plage de Carpheim, après avoir fait un véritable rally dans les pistes portugaises pour trouver une plage. Et là, c'est la Great Ocean Road australienne sans la Road : forêts d'eucalyptus et cactus qui se rafraîchissent dans les eaux tumultueuses de l'Atlantique, ça vaut vraiment le coup d'oeil. En tout cas le coin, désert, à l'air de plaire à quelqu'un qui s'est carrément fabriqué un cabanon, ce qui rajoute un certain charme à la plage. On ne dort quand même pas là. On repique vers l'Espagne mais en passant cette fois par la pampa portugaise : superbe. On passe par des petites routes, qui deviennent des pistes, qui deviennent des chemins... Je l'ai assez dis aux filles, c'est très namibien comme paysages : assez aride, avec des reliefs très changeants. Un joli désert humain où l'on peut quand même trouver quelques petits villages très traditionnels. On dort dans un nouveau coin perdu. Les filles ne dorment pas beaucoup, elles refusent d'essayer le matelas d'eucalyptus... Elles sont trop connes...hihihi
Le lendemain, on quitte le Portugal, après un ultime resto, encore très bon, cette fois, c'est une sorte de dorade grillé, délicieux.
Bilan : 
cote sud : naze
cote ouest et centre : top
Salute


samedi 29 septembre 2007

Les Québécois


C'est-y possib de rencontrer quelqu'un à Séville qui connaît Sainte-Véronique?

Enfin des news...

Ola, beaucoup de choses à dire, mais le rythme effréné ne me laisse pas suffisamment de temps pour écrire...
Je suis enfin arrivé à la calle Sagasta, hier soir. C'est super sympa, j'ai direct été invité à boire une roteuse avec 6 compañeros de piso, en rentrant d'une petite bouffe chez une copine de Camille, à 2 heure du mat'. J'ai pas eu le courage de les suivre en boîte, j'ai accumulé une dette de sommeil au Portugal sur les matelas de cailloux. Bref, je connais déjà Sacha, Charlotte, Nicholas, Ana, Claudo, Lucas, et d'autres mais don j'ai oublié le prénom. L'ambiance est super bonne ; c'est presque énervant de voir le nombre de similitudes avec l'auberge espagnole, on a envie de se dire : "Pff, rien de nouveau, du plaggia". Plaggia peut-être mais qu'est-ce que c'est bon !!! Aujourd'hui, Lucas l'italien me proposait déjà des pâtes. Manque de pot, je venais de manger. Mais on a remis ça à plus tard.  Pour l'instant, il y a beaucoup d'allemands, deux italiens, des anglaises,une autre française, mais je n'ai pas encore rencontré tout le monde. On parle en espagnol la plupart du temps et parfois en anglais (il y en a qui ne parle pas espagnol encore). J'ai deux problèmes mineurs, internet est super lent (il y en a qui doivent télécharger, mais je mène mon enquête. Sinon, je devais avoir un frigo dans mon piso mais il est mort. Guillermo, le proprio doit en racheter un... Je prends des photos de l'appart est je les publie dès que possible.
Sinon,  on est rentré il y a deux jours du Portugal, mais ça, ça mérite son propre article.
Viva españa, 'ta luego

samedi 22 septembre 2007

1ere peche

Bon, sinon, à la base, je cherchais mon body pour prendre ma combi pour aller pecher. J'ai du le faire a l'ancienne : en short à carreaux et fusil de chasse. Ici, ça passe -presque- incognito.
Sinon, l'eau est pas mal, quoique pas super claire aujourd'hui, toujours aussi chaude, voire plus.
Niveau poiscail, comme je vous disais l'autre jour, c'est assez énorme, voir plus. Pas 2 minutes dans l'eau avant de voir un BANC de mulet foncer vers moi. "Attrape-nous, attrape-nous, s'il te plait !". Il est de taille résonnable mais pas fou non plus. Cependant, j'ai rien gaulé après, pas moyen de s'accrocher au sol à cause des oursins abondants alors du coup, on peut pas dire que j'étais super discret. Ici, la vieille locale, c'est la dorade, il y en a a chier partout ou presque partout. C'est un vrai paradis. En plus il y a des rochers, des trous, bref tout pour s'éclater.
Max, tu sais ce qu'il te reste à faire. Une petite visite chez tonton PY, on file au Portugal où, parait-il c'est encore mieux. Je vais pouvoir vous le dire, je pars là-bas 3-4 jours, la semaine prochaine...
La je pars faire la tortilla, a+

Dégouté......

Je vais me faire descendre par mam's, je sais. Je suis désolé mais j'ai perdu mon bodyboard... Jeudi, la voiture étant chargée, j'ai dû poser mon bodyboard sur le bord de la rue, pour déposer les sacs de Charlotte, et je suis parti sans, c'est aussi con que ça.... Je vais aller poser la question aux voisins mais je n'y crois pas maintenant. Je suis trop dégouté, ça fait chier, bref... J'ai perdu mon sac avec dedans le body, mais aussi la combi integrale, le shorty, palmes (j'en ai déjà racheté à 2 euros, dans un vide-grenier). Coup de bol, dans cette infortune, j'avais mis mon et mon tuba et mon masque dans mon sac de playa, mais bon, encore une fois, fait chié.

vendredi 21 septembre 2007

Le Jeudi, c'est Séville

Aujourd'hui, on va chercher Charlotte à Séville. Du coup, on en profite pour visiter Séville. On arrive à 12H et, tout de suite, la ville nous paraît énorme par rapport à Cadiz, c'est quand même la 4ème d'Espagne avec 700 000 habitants et des brouettes. On s'est garé dans un parking assez atypique, dans un entrepôt, en gros, tu laisses les clés dans la voiture, tu récupères un tiket et le mec la gare mais du coup, il tasse toute les bagnoles à mort.

Ensuite, on s'est rendu dans le centre-ville pour aller visiter la cathédrale, construite sur la mosquée qui, au départ servait de lieu de culte aux chrétiens. Elle est assez gigantesque, une des plus grande surface pour ce genre d'édifice. Y repose la dépouille de Christophe Colomb. Et sinon, il y a une énorme gravure représentant toute la vie de Jésus. Après on est monté en haut de la Giralda, ancien minaret transformée par la suite en sorte de cloché géant. Je parlais l'autre jour de l'intégration des handicapés, eh ben déjà au XV ème siècle, ils y étaient attentifs. En fait, on peut monter ses 70 mettres en fauteuil roulant !!! Limite avant l'invention de la roue, l'architecte, qui était un visionnaire, voulait une tour prête à accueillir les handicapés au XXème siècle !

Ensuite, on a mangé un chti sandwich mais ça ne l'a pas fait, enfin si mais, on devait être trop prêt de la cathédrale, on l'a vu quand on est passé à la caisse...

Après on est allé à l'alcazar, pas super motivé j'étais ! Mais en vérité, c'était super bien. L'alcazar, dont certains endroits datent du XI ème siècle, sous le règne arabe, est absolument sompteux. C'est un peu l'intérieur du palais du sultan dans Aladin, avec plein de détails superbes, des mosaïques, des bassins, etc,etc...etc.... Soudain, j'ai rencontré des québécois... Du lac du Bourget ou quelque chose comme ça, tout prêt du lac, Nominingue, ou plutôt des lacs Nominingue (Grand et petit), qui se trouve tout prêt du lac Lacoste de mon parrain : "C'est-y qu'le monde est pti !!!". Je joins une photo...

Ensuite, on a continué notre petite et paisible ballade dans Séville, avec les degrés qui poussent comme crocus au soleil. On doit bien toucher les 36-37°c... On se rend dans une ancienne fabrique de tabac reconvertie... en fac de philo.... Très beau batiment, également, ça contraste avec la fac de sciences brestoise avec son style futuriste des Sixties. On profite ensuite des derniers instants en Séville, le long du Guadalquivir qui porte de belles péniches dans de langoureuses eaux mais vertes de pollution. Il est 17h15, Charlotte est arrivée à la gare routière, après un voyage fort agréable, coincée entre le chiotte ou Alfonso écoule tranquillement son paquet de Gitanes maíz en sirotant son cubis de vino tinto et Michel, l'aventurier, toujours avec son caddy, un peu bipolaire sur les bords, qui vient de Salamanca et qui veut, à présent y retourner à pied.
On rentre dans une voiture un tantinet chargée : Charlotte, Sophie (sa copine de promo) Rozenn, Camille et moi, les bagages de Charlotte et de Sophie, mon bodyboard, les affaires de camping, etc... Après avoir évité un ou deux accidents de justesse, on arrive sans problème à Cadíz, cité de la mer et du vent chaud... On se dit qu'il fait bon d'être au bord de l'eau quand on se tape des 35°C.
Dans la soirée, nous nous sommes rendus dans un bar Gaditan, le Cuba Asia où il est prévu à 23h30 un concert de flamenco. A 0h45, les premiers sons de la guitare se perdent dans mes cochlées. S'opère alors quelque chose d'extraordinaire, une force transcendante et mystique, portée par la complainte de Miguel, un autre Miguel, dans les 25 ans, qui improvise, accompagné par la guitare, les clquement de mains d'une fille, et le percussioniste. Cad un gars qui rien qu'en utilisant ses mains, ses cuisses, son torse, comme batterie en tire un rythme et une complexité époustouflante. Les paroles sont psychédélique : "He encontrado, en el supermercado, una chica a quien le gusta pulpoooooooooooooo" et toute la salle, olééééé, chico, anda, anda, canta, ouhouhou, claquement de mains, claquement de doigts, trois petits tours et... Anda, canta. 
Et vient le tour de la fille de chanter, se qui réveillent un peu plus les hommes présents dans la salles, les anda, canta prennent des intonations plus bestiales. La magie des hormones selon Hannah.
On a même eu le droit à la petite blague espagnole.
C'est l'histoire d'un avion, auquel une avarie, alors le pilote passe une annonce au micro "Mesdames, messieurs, nous sommes trop chargés. Il 80 kilos en trop. Et dans l'avion, il y a un gros. Alors tout le monde, el gordo, el grodo, si seguro, claro. L'homme devient blème. Se dresse alors un passager plus humaniste que les autres : "on va lui poser 3 questions" "Si il échoue à l'une de celles-ci, il devra sauter..." La premiere question, "En quelle année, la bombe d'Hiroshima a-t-elle explosée?". "1945". 2ème questions "Combien de personnes ont été tuées, lors de cette explosion?" "75 057". "Parfait, très fort". "Et maintenant, quels sont les noms de famille des morts dans la bombe d'Hiroshima ?".
Au revoir



Mercredi

Coucou, ça y est, je commence à prendre du retard !!! Mercredi n'a pas été une journée très productive; en fait, on peut dire que ces derniers temps, le matin se résume à une course entre appart, fac de medecine et service des relations internationales. Heureusement, tout est assez regroupé. Mais, bon Hannah et moi, on va quand même acheter une petite bicyclette d'occaz.
Sinon j'ai fait valider mes matières espagnoles mais le problème est que je n'est pas rassemblé suffisemment de crédits ECTS. Il en faut 60 pour valider une année erasmus et je n'en ai que 45. Qu'est-ce que c'est un crédit ECTS ? Chaque matière, suivant son importance rapporte un certain nombre de points ECTS. Par exemple, Introducion a la medicina interna vaut 20 points. Je dois donc tout modifier, chercher des options qui valent 15 points au final, compatible avec les autres au niveau des horaires. Bref, un sacré foutoir. Et il faut voir ça avec Carmen Gomez Gomez (Prénom, nom de père, nom de la mère, toujours comme ça, comme Cécile Mignon Le Vaillant), et Carmen n'est pas très passionnée par son métier... C'est un euphémisme...
Mercredi aprem, je suis allé flaner à la plage un peu lire mon bouquin et après, au Chateau Saint-Sébastien, une presqu'ile, accrochée à la presqu'ile qu'est Cadiz. Là-bas, ya moy de gaulé le mulet ou le poulpe je pense : il y a beaucoup de trou, normalement, je vais chassé là-bas cette aprem. Après, je suis rentré chez les filles, mangé et on est allé à une fête Erasmus sur laquelle il n'y a pas grand chose à dire... Maintenant, je vais vous parler du Jeudi, où il y a nettement plus de chose à dire.

mercredi 19 septembre 2007

Les démarches à faire en Erasmus.

J'écris ce post pour expliquer ce qu'on doit faire lorsqu'on débarque comme étudiant Erasmus dans un pays, ici à Cadiz en Espagne pour medecine. Ça pourra peut-être aider certains.
AVANT DE PARTIR REHAUSSER LE PLAFOND DE RETRAIT POUR LA CARTE BLEUE
1°- Dès l'arrivée, la première chose à faire est de trouver un logement pour la nuit.
2°- Ensuite, il faut, si possible, aller au service des relations internationales de l'université pour plusieurs raisons :
1-Ils peuvent répondre aux questions des étudiants erasmus, ils sont rodés ; ils donnent un plan de la ville avec les principaux repères (cité U, RU, BU, Fac, etc...)
2-Ils vont demander de remplir différents attestations et formulaires dont celle de début de séjours, qui est indispensable pour toucher les bourses. Il ne faut pas, à ce propos, oublier, comme moi, les deux attestations de début et de fin de séjour, en partant. A Cadiz, on doit également :
-Remplir le papier de matières à suivre et voir si il y a suffisamment de crédits ECTS (>60 pour valider l'année) et le faire valider par le responsable d'étude, en médecine, c'est Carmen Gomez 2 fois. 
-Créer une adresse e-mail, sur le site de l'UCA, grâce au code qu'ils donnent, sur un des ordis de la fac.
3°- Se rendre à l'office du Logement étudiant, calle Doctor Marañon, pour une coloc.
En prendre un au centre-ville de préférence (de 190 à 300 euros). Peu de ≠ avec la partie nouvelle qu'on appelle Puerta Tierra. Les fêtes étudiantes ont lieu au centre-villes.
Ne pas arriver après le 15 septembre, après tout part très vite et il n'y a plus d'appart en ville.
Ne pas être un homme, c'est plus dur (fais au mieux)
Prendre si possible avec machine à laver et internet, j'ai pas vu de pressing pour l'instant.
4°-Retourner au service des relations internationales pour donner ton adresse espagnole et ton email de l'UCA
5°-Ça peut être très long.................

Conseils :
Ne pas prendre de banque en espagne, c'est compliqué et pas indispensable
Par contre, essayer de gérer une 2ème carte de secours en cas de perte de la 1ère
Rencontrer les gens, notamment les autres Erasmus, ils peuvent conseiller, héberger, etc...
S'inscrire aux cours réguliers sur 8 semaines d'espagnol et non intensifs sur 2 semaines. A priori, c'est mieux réparti et plus instructif.
N'hésite pas à me contacter si t'as une question


mardi 18 septembre 2007

Lundi

Bon, la journée commence ainsi : 9H35, sweet home alabama. Joder !!!!! Je me suis pas levé, pour mon premier jour de cours......
C'est Camille qui m'appelle pour me dire qu'on est pas inscrit au cours : on a pas payé et ça faisait office de confirmation pour l'inscription... En plus, il n'y a plus de place. Je retrouve les filles à 14h et je tombe sur Hannah (la coloc allemande) qui, elle est inscrite. D'après elle, ça n'a rien d'exceptionnel : 30 dans une classe c'est pas franchement productif. Les cours ont lieu de 9h30 jusqu'à 14h avec une heure de pause pendant 2 semaines. Et c'est quand même 160 euros...
Finalement, on ne va prendre de cours parce que pas de place et pas top a priori.
On va se manger de la conjugaison au ptit dej, avec Rozenn à la baguette ! Son expérience en matière de langue ne se conteste pas : elle est allé à l'école Diwan...
Sinon, hier, je suis allé à la plage avec Hannah.  J'y ai rencontré Manu, une étudiante-erasmus-médecine-3ème année-bordelaise. Elle a trouvé un appart tout près de la plage de la Caleta, prise d'assaut dès 14h par les Gaditans
Information culturelle
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Cadiz était une ville romaine, Gader en latin, d'où le nom des habitants, les Gaditans, gaditanos en castellano. J'ai donc pu visiter les ruines d'une usine de conservation du thon qui était abondant à l'époque. La conservation se faisait à base de sel, avec les mêmes modalités que pour la morue. La ville était scindée en deux par un bras de mer qui faisait de Gader un port idéal.
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Le soir, on a invité Nich et Jaimi pour la cena. Au menu : Caviar d'aubergines sur tortilla de maiz, Tortilla de Patata au Chorizo et Poivron (Hannah m'a appris à faire la tortilla de patata) en apéro avec la bière du coin, la San-Miguel. Burritos et salade de fruit délicieuse en dessert.
Ensuite, Jaimi, nous a joué des trucs fantastiques avec la classe du bluesman. J'ai pu m'associer avec lui à l'harmonica Sol, mon premier blues en harmonica... Ça s'appelait : "I learn to smoke", il nous en a joué une autre, et après ça a été au tour de Nich qui a conclu avec un "Hasta siempre Commandante Che Guevara" à la mode cubaine.
On s'est rendu à un concert Funk, décidément, encore moyen : la voix était encore le problème. La chanteuse ne chantait pas, elle criait. Jaimi, qui en a écouté de la musique, m'a expliqué que c'était une spécificité espagnole, de gueuler au lieu de chanter, son hypothèse est que la langue et l'accent espagnol ne se prête pas forcément à certains types de musique. On pourrait dire la même chose du métal chanté en français, qui pour moi ne vaut pas grand chose...
Là-bas, on a retrouvé Carlos et sa troupe de potes. Je dois lui donner la recette du Koign-Aman. L'autre jour j'ai sécher lorsqu'il m'a demandé des recettes bretonnes, je n'ai pu lui donner que celle du Kig ha farz, car,  honte sur moi, rien d'autre ne m'est venu à l'esprit. Encore une spécificité espagnol, les gens (hommes-femmes) que j'ai rencontrer prenne le temps et le goût de cuisiner.
J'ai dis au revoir à Nich, qui repartait aujourd'hui en Allemagne et suis allé me couché relativement tôt : 0h30, une perf pour l'instant. Dormir avant c'est difficile, personne n'est couché. Rozenn et Camille ont trainé un peu plus ; pour elles, ça sera 5h...
Sinon, autre chose étonnante ici (il y en a tellement), c'est l'intégration des handicapés physiques et mentaux : quasiment tous les lieux leur sont adaptés et fait marquant, j'ai vu un mécano en fauteuil roulant !!! Sinon, ici, il existe quelque chose que l'on connait tous : la ONCE, qui est une loterie nationale embauchant les handicapés (physiques et mentaux). Ceux-ci vendent des tickets dans la rue et perçoivent un salaire en retour. Ce sont deux anecdotes mais je crois qu'elles sont assez représentatives de l'esprit d'intégration espagnol, un vrai modèle et nouveau, à mes yeux.
A+




lundi 17 septembre 2007

La campagne andalouse

En haut la 2eme plage ou on est allé
En bas la pampa

Playa Barosa

Playa Barosa : Bétonné, venteux, moche
Avec un allemand allongé devant nous qui a la gaule...

dimanche 16 septembre 2007

Dimanche espagnol

Coucou, aujourd'hui, après la publication du message matinale, on est parti les filles, leur deux colocs et moi dans la Pampa andaluz. En réalité, on a mis beaucoup de temps avant de trouver un bout de verdure : une bonne parti de la côte est bétonné et sert de maison de fin de semaine pour les Gaditans, c'est en français, les habitants de Cadiz.
On s'est arrêté à une première plage mais sans charme ; bétonné presque jusque dans l'eau avec un faux-air de la Grande Motte. Après un petit moment passé à potasser la grammaire espagnole, et il y en a besoin, on a dit adieu à la playa de Barosa pour chercher les soi-disants belles plages andalouses...
Sur la route du bonheur, on a traversé un truc assez fréquent, qui m'avait marqué pendant le voyage aller : on trouve beaucoup de résidences privées de 20, 30, 100 maisons, où l'on rencontre tout ce qu'il faut : superette, terrain de tennis, basket, piscine. Tout ça est paysagé, par un professionnel et entretenu, j'imagine, grâce un impôt propre à ces cités. Toutes les maisons de ces résidences sont luxueuses et il n'y a pas de R5 dans le garage... Un concept qui arrive en France par le Sud apparemment. Personnellement, je trouve pas idiot l'histoire d'avoir une piscine, un cour de tennis en commun, mais ce qui me dérange beaucoup, ce sont les barrières à l'entrée de la résidence, pourquoi ils veulent s'emprisonner? C'est dommage d'aller s'enfermer dans un si joli pays... Encore une connerie qui va faire succès en France et qui va isoler les gens encore un peu plus ! C'est marrant parce que ici, il y a deux concepts de vie qui s'opposent tout à fait : la vie dans les rues à Cadiz, où tout le monde se mêle, petits, grands, beaux, moches, riches, pauvres, espagnols, portugais, français, allemands, pauvres, riches etc... où l'on sent, beaucoup d'humanité (jusqu'à tard dans la nuit) et ces paradis en cage, ces ghettos de riches, enfermés chez eux, sur eux, vers eux, et qui ont perdu quelque chose à mon goût. Fin de la tirade...
Après quoi, on s'est posé à une plage bondée de filles bandantes (Elle est pour Vince celle-là). Excusez-moi, je reprends ; belles plages... a ver las fotos. J'ai craqué et j'ai pris mon masque pour me plonger dans une eau à 22°c je dirais. J'ai encore plus craqué quand j'ai vu les poissons dans l'eau : des bancs de dorades de taille honnête. J'ai pas osé sortir le Gun vu le monde qu'il y avait à la playa, mais on va dire que c'était tentant... Au moins, je sais qu'il va servir... Les fonds, par contre ne sont, de ce que j'ai vu, pas supers... A ver...
Demain commencent les cours intensifs, on va voir ce que ça va donner...
A+

Auberge espagnole

¡ Olà todos ! J'ai très peur de rater le match France-Namibie de ce soir... J'ai été voir dans le bar français de la ville, nada solo futbol !!! Mon dernier espoir est un bar irlandais, le o'connell... Il faut dire qu'ici, peu de gens savent ce qu'est le rugby en dehors d'un sport et les serveurs que j'interrogeais esquissaient tous un petit sourire, l'air de dire : "Toi, mon coco, tu t'es planté de sport...". J'ai enfin acheté un dico et j'ai commencé une liste de vocabulaire, il était temps...
Sinon, hier soir, Roza, Camille, y mí ont été invité à manger par Nick, l'Allemand d'hier, a la casa Caracol (escargot), l'auberge de jeunesse de la ville. Il nous a concocté un Gazpacho andaluz en entrée et en plat principal, une merveille culinaire : gambas al ajillo (à l'ail), très épicé, à l'huile d'olive avec des patates : fantastique.
Sur la table, il y avait également Jaimi, un australien qui joue de la guitare dans la rue et qui vit comme ça depuis... 7 ans !!!! Ce soir, on doit se retrouver pour lancer un duo Guitares-Harmonica dans la rue, après être allé voir un documentaire espagnol sur Neil Young. Je relance ma carrière après le succès fou de "LIVE IN GUILVINEC 2005"... Je vous tiens au courant... 
Avec Nick, on a refait la révolution cubaine en espagnol, et croyez-moi, on progresse vite et il s'y connait super bien : il écrit sa thèse là-dessus ; il est étudiant en philo et en histoire je crois... Il a vachement voyagé : Argentine, Mexique 1 mois je crois, cuba 3 semaines, Grande Bretagne, USA, Espagne plusieurs fois, etc... Résultat, il connait les nuances et les accents des ≠ pays hispanophones et anglophone. Il est trop marrant quand il imite le cubain.
En tout cas, l'ambiance de cette auberge était géniale, tout le monde parle avec tout le monde. J'ai trinqué avec un suisse, parlé avec un gringo (américain) et un anglais et mangé avec un allemand deux françaises et un australien... Si ça ne motive pas pour bosser ses langues une soirée comme ça??? C'est parfait car ça ressemble beaucoup à mon futur immeuble, el 22 calle Sagasta, qui n'en déplaise à Mam's a une sacrée réputation en matière de fiesta... Je ne le savais pas quand je l'ai pris, et ça me dérange beaucoup car je n'aime pas le bruit et les gens.
Après le repas, les colocs des filles nous ont rejoints et on est parti dans la calle mais il était 3 de la mañana et il n'y avait pas foule... à ma grande surprise...
Que du bon en prévision... Voilà tout pour aujourd'hui.

samedi 15 septembre 2007

Comme promis, la video du concert...


Calle Sacramento

Je vous parlais des rues étroites de Cadiz... C'est une des rues principales, prise à deux heures et demi de l'aprem, quand il n'y a plus personne dans la rue, j'en prendrais une à 8h30 le soir, il y a un changement...

Voiture de flic cartonnée...

Les flics jouaient à starski devant les facs. Je les ai vu en train de joindre la centrale : "allo, allo, on a cartonné la bagnole dans une course poursuite, on essayait d'attraper notre attache remorque avec le capot tel un chat et ça queue, on a attrapé la capot d'un autre..." J'ai pas osé prendre une photo, mais en allant chercher mon NIE, je suis tombé sur la bagnole qui avait été tractée jusqu'au commissariat...
La dame qui donne à manger aux pigeons

1er concert espagnol....Furia furia...

Hier soir, on a reçu un petit sms de Carlos pour un concert gratuit à la Candeleria, un château fort qui accueille pas mal de concerts.
Carlos Guti, on l'a rencontré dès le premier soir à Cadiz ; il a passé un an à Brest comme Erasmus en médecine 4. Il est vraiment super sympa et nous avait fait le premier soir une petite présentation du vieux Cadiz, en franco-espagnol. Il nous avait montrer EL bar à tapas de la ciudad : la Cruz Blanca. Finalement, les tapas d'ici sont assez éloignés de ce que j'imaginais, où plutôt ils se présentent sous beaucoup de formes. Dans ce bar-là, il s'agissait d'un véritable petit plat, avec du poisson frit, de la viande grillée, de la tortilla, etc... MUUUUY BIIIEN.
Et donc, hier, on l'a retrouvé avec les colocs des filles, Emilie, française, et Ana, Allemande, à la Plaza Mina, pour un concert, comment dire..... Nul à chier, à prendre au second degré... Attention, tableau... Une imitation d'Iggy Pop en chanteur, qui s'arrangeait pour chanter faux au maximum, il se débrouillait bien dans cet exercice ; un travesti, Suzy (pour le fun ou sérieux, je sais pas trop) à la guitare solo, c'est à dire, en bourrin tout en accord, avec un son saturé au max, atténuant toutes les imperfections ; un bassiste, caricature de l'ado métaleux, avec un style à la The Cure ; un gars au synthé, lunette mouche, transparent ; et le meilleur pour la fin, une joueuse de triangle, qui à tenter de s'approprier l'ambiance métal pour son instrument et son costume... Un délice. A prendre au second degré, c'est vraiment marrant, ça ressemble un peu au sex pistols en encore plus faux. Nassim, Rozenn et moi, on se disait que ça t'aurait plu... J'essaierai de mettre une vidéo.
Ensuite on a flâné dans les rues jusqu'au Bario Populo, quartier Populaire, pour y boire une petite bière à 1,50 eur. Comme ça déborde de monde, il n'y a pas de place pour s'asseoir et les gens boivent leur coup tranquillement dans la rue, il est 2 heure du mat' et c'est toujours blindé. On retrouve Nik, un allemand que les filles ont rencontré à l'auberge de jeunesse, il est très sympa, on le retrouve ce soir à l'auberge de jeunesse où il est établi depuis un bout de temps pour manger.
J'y vais, 'ta luego.

vendredi 14 septembre 2007

Le temps de vivre

Coucou, c'est bon j'ai mon garage, mais je vais me grouiller pour trouver une solution plus rentable. 
Ensuite, je suis aller au bureau des relations internationales, afin de voir ce qui me manquait dans mon dossier... dossier complet.... Je suis même inscrit à Cadiz avant d'avoir eu officiellement ma 2ème année... 
Ça a du bon le foutoir espagnol... 
Enfin pas tout le temps : aujourd'hui j'ai pu tester lenteur de l'administration espagnole. Le but au départ est d'obtenir un compte espagnol, avec une carte bleue. Il est 11 heure quand je me fixe cet objectif anodin. C'est le dernier jour où je peux le faire car les banques n'ouvre que le matin, et la semaine prochaine je commence les cours intensifs. Je débarque à la banque de Santander. Le mec me demande le passeport, muy bien et le NIE (dire nié), QUE????? Le Nie signifie Numero de Identificacion del extranjero, sorte de visa. Et le nié, c'est au commissariat, à l'autre bout de la ville. Après 15 minute de queue, la fille me dis qu'il faut que j'aille au bureau des étrangers, au ministère du travail. Arrivé là-bas, 20 minute de queue, et la senorita qui me dit : "tu es français et donc de l' union européenne, le NIE te sera donné....... au commissariat..." Il est alors 12H30, depuis 1h30 que je me fais chier... 
J'arrive au commissariat, la dame me fait de vagues excuses et me donne, après un bref passage par la banque pour payer 7 euros de taxe, un petit papier avec un numéro... J'ose à peine y croire, il s'agit de mon NIE. Je saute dans la banque Santander la plus proche, le mec septique mais rapide quand il parle me marmonne quelque chose comme : t'es pas à la bonne banque, je ne persiste pas, lui il n'aime pas... 
13h10, je cours depuis 2h10. 
Je décide de retourner voir le sympathique gazier de la premier banque. Après avoir trouvé une place de parking sans trop de problème, (la chance serait avec moi ???) j'arrive à la banque.
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Petite anecdote : A ce moment là, j'assiste à l'arrestation d'un probable immigré clandestin, surpris à vendre des bouibouis dans la rue, comme tant d'autres à coté... Neutralisé par trois fiers flics. Menoté, lourdé dans le Jumpy, comme si il avait tabassé quelqu'un, et tchao pantin reconduite au Maroc, qui vu la couleur n'était pas son pays... On se revoit dans 2 mois... Tout ça devant une troupe de curieux dont je faisais parti, un peu ahuri de voir un gars se faire traiter de la sorte. 
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Et je file à ma banque... Il est 13h30. Je vous passe les détails, la galère pour m'exprimer car, je n'ai toujours pas de dico...
Je sors de la banque, 14h15, c'est bon j'ai mon compte espagnol, ça ne s'obtient pas, ça se mérite.

jeudi 13 septembre 2007

Premiers jours en Cadiz

Ça y est!!! Je suis arrivé à Cadiz, j'ai décidé de faire un blog pour ce qui veulent des news. J'essaye de tenir un journal de bord en parallele dc je ferai des copier coller basique... voila tout
Sinon je viens de trouver un appart qui ressemble a une prison ou les cellules sont des chambres... On doit etre une trentaine reparti sur quatre étage et le toit sert de terrasse ou on peut passer la soirée tranquillement... Il parait que c'est assez bruyant mais bon, le coté sympa c'est trente colocs, internet, cuisine commune, lave linge pour 200 euros/mois. Sinon garer sa caisse sur Cadiz est une véritable mission. Les rues sont minuscules et du coup, on ne peut pas garer les voitures  le long de la rue. Donc il y a des parking, payants, qui sont pris d'assaut par gens et les garages se font très rares... mais comme je suis cornu, j'ai trouvé un garage a louer pour la modique somme de 100 euros/mois, ma R21 est très contente... Je reviens juste d'un bar-théria à chicha super bien avec Camomille(manzanilla en espagnol)Saouvée(en espagnol aussi) et Rozenn. J' ai pris un thé experimental-root'th : thé vert, fraise, hibiscus, violette. Pas mal du tout.
Camille et Rozenn ont également trouvé une coloc dans un appart 4 étoiles pour 230 euros, en chambre commune. Elles vont pouvoir quitter leur auberge de jeunesse demain.
Autrement je suis toujours dans l'appart de Charlotte qui se trouve à 2 rues du mien et de celui des filles (on est dans la rue sagasta). C'est pas loin des facs donc c'est le bonheur. Donc voila une fort bonne journée qui a calmé nos angoisses d'hier où on se prenait des rateaux à chaque coup de téléphone : "Ola, soy un estudiante erasmus y busco un piso; he visto su anun..." "Ya 'ta 'upado, 'ta luego". Le genre de conversation où le téléphone a raccroché et t'es toujours en train de demander le prix, où il se trouve, combien il y a de colocs, etc... En castellano por favor... 
Demain, on doit aller à la fac de lettre pour voir pour les cours intensifs qui commence lundi et ce week-end on ne sait pas encore ce que l'on fait... Peut-être la première visite... Voilà tout, 'ta luego, a'io'. hasta luego adios.

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