C'est Camille qui m'appelle pour me dire qu'on est pas inscrit au cours : on a pas payé et ça faisait office de confirmation pour l'inscription... En plus, il n'y a plus de place. Je retrouve les filles à 14h et je tombe sur Hannah (la coloc allemande) qui, elle est inscrite. D'après elle, ça n'a rien d'exceptionnel : 30 dans une classe c'est pas franchement productif. Les cours ont lieu de 9h30 jusqu'à 14h avec une heure de pause pendant 2 semaines. Et c'est quand même 160 euros...
Finalement, on ne va prendre de cours parce que pas de place et pas top a priori.
On va se manger de la conjugaison au ptit dej, avec Rozenn à la baguette ! Son expérience en matière de langue ne se conteste pas : elle est allé à l'école Diwan...
Sinon, hier, je suis allé à la plage avec Hannah. J'y ai rencontré Manu, une étudiante-erasmus-médecine-3ème année-bordelaise. Elle a trouvé un appart tout près de la plage de la Caleta, prise d'assaut dès 14h par les Gaditans
Information culturelle
--------
Cadiz était une ville romaine, Gader en latin, d'où le nom des habitants, les Gaditans, gaditanos en castellano. J'ai donc pu visiter les ruines d'une usine de conservation du thon qui était abondant à l'époque. La conservation se faisait à base de sel, avec les mêmes modalités que pour la morue. La ville était scindée en deux par un bras de mer qui faisait de Gader un port idéal.
-------
Le soir, on a invité Nich et Jaimi pour la cena. Au menu : Caviar d'aubergines sur tortilla de maiz, Tortilla de Patata au Chorizo et Poivron (Hannah m'a appris à faire la tortilla de patata) en apéro avec la bière du coin, la San-Miguel. Burritos et salade de fruit délicieuse en dessert.
Ensuite, Jaimi, nous a joué des trucs fantastiques avec la classe du bluesman. J'ai pu m'associer avec lui à l'harmonica Sol, mon premier blues en harmonica... Ça s'appelait : "I learn to smoke", il nous en a joué une autre, et après ça a été au tour de Nich qui a conclu avec un "Hasta siempre Commandante Che Guevara" à la mode cubaine.
On s'est rendu à un concert Funk, décidément, encore moyen : la voix était encore le problème. La chanteuse ne chantait pas, elle criait. Jaimi, qui en a écouté de la musique, m'a expliqué que c'était une spécificité espagnole, de gueuler au lieu de chanter, son hypothèse est que la langue et l'accent espagnol ne se prête pas forcément à certains types de musique. On pourrait dire la même chose du métal chanté en français, qui pour moi ne vaut pas grand chose...
Là-bas, on a retrouvé Carlos et sa troupe de potes. Je dois lui donner la recette du Koign-Aman. L'autre jour j'ai sécher lorsqu'il m'a demandé des recettes bretonnes, je n'ai pu lui donner que celle du Kig ha farz, car, honte sur moi, rien d'autre ne m'est venu à l'esprit. Encore une spécificité espagnol, les gens (hommes-femmes) que j'ai rencontrer prenne le temps et le goût de cuisiner.
J'ai dis au revoir à Nich, qui repartait aujourd'hui en Allemagne et suis allé me couché relativement tôt : 0h30, une perf pour l'instant. Dormir avant c'est difficile, personne n'est couché. Rozenn et Camille ont trainé un peu plus ; pour elles, ça sera 5h...
Sinon, autre chose étonnante ici (il y en a tellement), c'est l'intégration des handicapés physiques et mentaux : quasiment tous les lieux leur sont adaptés et fait marquant, j'ai vu un mécano en fauteuil roulant !!! Sinon, ici, il existe quelque chose que l'on connait tous : la ONCE, qui est une loterie nationale embauchant les handicapés (physiques et mentaux). Ceux-ci vendent des tickets dans la rue et perçoivent un salaire en retour. Ce sont deux anecdotes mais je crois qu'elles sont assez représentatives de l'esprit d'intégration espagnol, un vrai modèle et nouveau, à mes yeux.
A+
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire