vendredi 21 septembre 2007

Le Jeudi, c'est Séville

Aujourd'hui, on va chercher Charlotte à Séville. Du coup, on en profite pour visiter Séville. On arrive à 12H et, tout de suite, la ville nous paraît énorme par rapport à Cadiz, c'est quand même la 4ème d'Espagne avec 700 000 habitants et des brouettes. On s'est garé dans un parking assez atypique, dans un entrepôt, en gros, tu laisses les clés dans la voiture, tu récupères un tiket et le mec la gare mais du coup, il tasse toute les bagnoles à mort.

Ensuite, on s'est rendu dans le centre-ville pour aller visiter la cathédrale, construite sur la mosquée qui, au départ servait de lieu de culte aux chrétiens. Elle est assez gigantesque, une des plus grande surface pour ce genre d'édifice. Y repose la dépouille de Christophe Colomb. Et sinon, il y a une énorme gravure représentant toute la vie de Jésus. Après on est monté en haut de la Giralda, ancien minaret transformée par la suite en sorte de cloché géant. Je parlais l'autre jour de l'intégration des handicapés, eh ben déjà au XV ème siècle, ils y étaient attentifs. En fait, on peut monter ses 70 mettres en fauteuil roulant !!! Limite avant l'invention de la roue, l'architecte, qui était un visionnaire, voulait une tour prête à accueillir les handicapés au XXème siècle !

Ensuite, on a mangé un chti sandwich mais ça ne l'a pas fait, enfin si mais, on devait être trop prêt de la cathédrale, on l'a vu quand on est passé à la caisse...

Après on est allé à l'alcazar, pas super motivé j'étais ! Mais en vérité, c'était super bien. L'alcazar, dont certains endroits datent du XI ème siècle, sous le règne arabe, est absolument sompteux. C'est un peu l'intérieur du palais du sultan dans Aladin, avec plein de détails superbes, des mosaïques, des bassins, etc,etc...etc.... Soudain, j'ai rencontré des québécois... Du lac du Bourget ou quelque chose comme ça, tout prêt du lac, Nominingue, ou plutôt des lacs Nominingue (Grand et petit), qui se trouve tout prêt du lac Lacoste de mon parrain : "C'est-y qu'le monde est pti !!!". Je joins une photo...

Ensuite, on a continué notre petite et paisible ballade dans Séville, avec les degrés qui poussent comme crocus au soleil. On doit bien toucher les 36-37°c... On se rend dans une ancienne fabrique de tabac reconvertie... en fac de philo.... Très beau batiment, également, ça contraste avec la fac de sciences brestoise avec son style futuriste des Sixties. On profite ensuite des derniers instants en Séville, le long du Guadalquivir qui porte de belles péniches dans de langoureuses eaux mais vertes de pollution. Il est 17h15, Charlotte est arrivée à la gare routière, après un voyage fort agréable, coincée entre le chiotte ou Alfonso écoule tranquillement son paquet de Gitanes maíz en sirotant son cubis de vino tinto et Michel, l'aventurier, toujours avec son caddy, un peu bipolaire sur les bords, qui vient de Salamanca et qui veut, à présent y retourner à pied.
On rentre dans une voiture un tantinet chargée : Charlotte, Sophie (sa copine de promo) Rozenn, Camille et moi, les bagages de Charlotte et de Sophie, mon bodyboard, les affaires de camping, etc... Après avoir évité un ou deux accidents de justesse, on arrive sans problème à Cadíz, cité de la mer et du vent chaud... On se dit qu'il fait bon d'être au bord de l'eau quand on se tape des 35°C.
Dans la soirée, nous nous sommes rendus dans un bar Gaditan, le Cuba Asia où il est prévu à 23h30 un concert de flamenco. A 0h45, les premiers sons de la guitare se perdent dans mes cochlées. S'opère alors quelque chose d'extraordinaire, une force transcendante et mystique, portée par la complainte de Miguel, un autre Miguel, dans les 25 ans, qui improvise, accompagné par la guitare, les clquement de mains d'une fille, et le percussioniste. Cad un gars qui rien qu'en utilisant ses mains, ses cuisses, son torse, comme batterie en tire un rythme et une complexité époustouflante. Les paroles sont psychédélique : "He encontrado, en el supermercado, una chica a quien le gusta pulpoooooooooooooo" et toute la salle, olééééé, chico, anda, anda, canta, ouhouhou, claquement de mains, claquement de doigts, trois petits tours et... Anda, canta. 
Et vient le tour de la fille de chanter, se qui réveillent un peu plus les hommes présents dans la salles, les anda, canta prennent des intonations plus bestiales. La magie des hormones selon Hannah.
On a même eu le droit à la petite blague espagnole.
C'est l'histoire d'un avion, auquel une avarie, alors le pilote passe une annonce au micro "Mesdames, messieurs, nous sommes trop chargés. Il 80 kilos en trop. Et dans l'avion, il y a un gros. Alors tout le monde, el gordo, el grodo, si seguro, claro. L'homme devient blème. Se dresse alors un passager plus humaniste que les autres : "on va lui poser 3 questions" "Si il échoue à l'une de celles-ci, il devra sauter..." La premiere question, "En quelle année, la bombe d'Hiroshima a-t-elle explosée?". "1945". 2ème questions "Combien de personnes ont été tuées, lors de cette explosion?" "75 057". "Parfait, très fort". "Et maintenant, quels sont les noms de famille des morts dans la bombe d'Hiroshima ?".
Au revoir



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Soyez prudents sur la route: les hidalgos espagnol n'ont peut-être pas tous fait la conduite accompagnée.
L'humour espagnol est très drôle. Nous avons hâte que tu ailles au Portugal…