mercredi 12 décembre 2007

Les dernières semaines...

Je viens de rentrer en Bretagne hier, après un week-end chez les anglais (Aéroport de Stansted (recommandé ++)).
En fait, pas de choc à l'arrivée, ça ne bouge pas tant que ça en trois mois (à part un Bricorama à coté du Lidl qui vient d'ouvrir).
J'achève donc les 3 premiers mois à Cádiz, qui s'est conclu par un ultime week-end à Córdoba (Donc ça fait 2 week-end à Cordoue sur les 3 derniers).
Je devais raconter le premier, je vais donc raconter les deux en mix on the flop.
Alors sur les deux week-end, on peut les découper comme ça : L'accueil des Erasmus Cordouans, les visites, et Caña de España.
Le premier WE, on est parti le vendredi à 5 hommes : Sep, Stefan, Tobias, allemands, Fabiano, italien, et yo. On avait la troupe... On a commencé à se paumer au bout d'une heure de route, promis je vous détaille pas plus... Arrivé là-bas, Beun's (Benoît, luxembourgeoîs), que j'avais accueilli fin octobre (mais qui avait finalement dormi à l'appart des filles), nous a pris en charge d'une main de maitre. On est allé à la "Casa de once", le "22 Sagasta" de Cordoue. Là-bas, petit apéro, on a discuter avec un peu tout le monde et après, teufette dans les rues. Sep et moi, on a finalement dormi chez Beun's, ayant oublier mon portable je pouvais pas joindre les autres, déjà rentrer, plus de clé, pas de blé : on en a chier...
Le deuxième WE, c'est Sandra et Ana qui nous ont accueillis (elles étaient aussi avec Beun's à Cadiz, en octobre...). Là, cette fois, c'est dans la Casa de Siete (où, bizarrement ils sont sept). Dans les deux cas, les maisons étaient splendides, car elles se situent au coeur de la "Juderia", ancien quartier juif de Cordoue, composé de maisons blanches et de ruelles étroites, parsemées de gros Kebab trop bons.
Dans les deux cas, on a visité LES monuments de Cordoue : La mezquita et le Castillo de los Reyes católicos. Là, je ne vais pas m'étandre, c'est joli, c'est riche, les couleurs sont belles, surtout dans la cours des orangers de l'ancienne mosquée, convertie en église. La 2ème fois, on a également visité la synagogue, petite, moyenne, désilusion, limite...
Les deux soirées du samedi (Ah, oui, la premiere fois, on a eu notre soirée du vendredi aussi, passée avec les erasmus de Cordoue dans la casa de once, et après des petits bars), donc je disais, les deux soirée du samedi ont eu lieu à un bar plus que recommandable : "Caña de España". Alors là, les amis, accrochez-vous, ça va chier : un bar où chaque table à son robinet à pression, où tu te sers ta propre bière, avec cette fausse impression de gratuitée... Commercialement astucieux.... Où un litre de bière vous donne droit à 4 tapas. Et ouais... Et le prix au litre est de 5,50 soit un demi pour 1 euro et des brouettes avec une tapas. Ououououh.... Et tu choisis tes tapas : mondaditos (petit pain sandwich) avec jambon, fromage les deux, etc autrement tacos, frites, patates sauce aïoli,etc :  du délire mes amis, du délire. Alors du coup, on boit pour manger, et à la fin, ou plutôt au milieu de la soirée tu commences à manger pour boire... Commercialement astucieux... Pendant ce temps la, la conso de chaque table est affichée sur un écran, histoire de faire voir sa performance aux autres... Commercialement astucieux. Fin de la soirée, au du moins quand on quitte le bar : 16 litres (le premier WE) et 20l de 2ème, et la note qui va avec. C'est à ce moment là qu'on a percuté sur l'astuce commerciale. Et quand tu sors, c'est mieux que la rampe de lancement d'Ariane, tu planes mignon, la panse bouffie, le cerveau aussi... S'en suivent des batailles d'orange dans les rues jusqu'aux boites de Night branchée de Cordoue. Que viva Córdoba...

lundi 26 novembre 2007

Week-end à Córdoba...

Coucou, on reviens de week-end avec Sep, Tobias, Stefan (Les trois allemands) et Fabiano (Italiano do Torino). Je dévelloperai plus tard, j'ai des révision en vue d'un exam d'épidémio, dans 2 jours. On définit des mots dont je ne connais pas la traduction française, c'est marrant...

lundi 19 novembre 2007

Gros succès du sondage....

Bon petit bilan du sondage qui se trouve droite dans la marge.
Après une semaine, on en est déjà à deux votes. Ça cartonne, c'est du délire.
Je vais en faire d'autres, promis.
Profiter, c'est une de rare fois où votre vote fait gagner une élection...

dimanche 18 novembre 2007

Soirée Pizza

Jazz Session



La Pizza à l'Italienne...


Les Italiens

Surtout les Italiennes

Soirée crêpe

Les deux allemands autour d'une bière

Carlos, qui fait des crèpes (j'avais mis du colorant dedans parce que j'avais fait une blague)

Camille da la vuelta a la crêpe

La vie au quotidien...

Re-Lu
Ça fait une paille que je n'ai pas écris sur le quotidien, parce que bon, je vais pas écrire tout le temps non-plus.
Alors je vais vous raconter un peu ce que j'ai fait ce week-end.
Vendredi soir, après le stage et une petite après-midi avec un film, Hot Fuzz, même si tout le monde s'en fout, je suis allé à l'appart des filles pour un repas de tapas, pour accueillir les potes allemands de Sep et Hanna, venus pour un Week-end à Cadiz.
RyanAir les gâte, ils ont un aéroport qui dessert quasiment les quatres coins de l'Europe pour 20€ l'aller-retour...
Ensuite, on est allé au Flamenco, à la Perla de Cadíz (on y est allé 3 fois déjà). On a eu le droit, comme les autres fois d'ailleurs, au discours du President, le flamenco de Cadiz et son unicité... Après on a donc eu un spectacle unique : les jeunes percussionnistes qu'on avait vus au bar Asia de Cuba, qui on joué avec une Mamie qui chantait du feu de dieu, avec une patate : excellent. A un moment ils sont partis sur un rythme effréné, la mamie, elle chantait, elle chantait, petits pas de danse de flamenco largement fournie de "Anda, venga, anda" rageurs et virils, et, tout à coup, "lo siento, no puedo más!!!", applaudissements, rires ; dans la salle, grosse ambiance. On se dit, effectivement, la mamie, elle a tout donné, on craignait un peu pour son cœur. Mais quéquette (je sais pas comment ça s'écrit kéket'), ils repartent tous sur un rythme encore plus élevé avec le public qui reprend en coeur une sorte de refrain, et les Erasmus éparpillés dans la salle, qui font style qu'ils comprennent tout. Et tout fini en apothéose avec chaque musicien entame tour à tour un pas de danse, même si il n'a jamais appris, il a ça dans le sang. Un dernier refrain, un ultime "anda", la mamie quitte la scène en dansant, et chantant, essouflée mais portée par les tonnerres d'applaudissements qui prennent le dessus sur la guitare et les percussions qui s'éteigne à leur tour. Viva Flamenco.
On rentre tranquillement, une petite présentation de la vie nocturne aux Allemands (dont un qui à déjà fait un an en Erasmus à Saint-Sebastian). Au lit, demain, la journée sera longue.
Effectivement car à 9h, levé, on part à deux voiture pour une petite présentation de la région aux potes de Sep. El Palmar, Los Caños de Meca avec un cours de surf sans vague de Robin, le Basque. Petites tapas à Zahara de los Atunes, Tarifa, avec les Kite-Surf, super nombreux (Il n'y a quasiment plus de Windsurf maintenant, la mode à changée). On fait un dernier détour par Bolonia, pour admirer les lumières de la côte Africaine. Et retour au bercail à 8h du soir.
Ça n'est pas fini, je pensais me coucher tôt, j'ai toujours pas eu l'occaz de récupéré de mon stage. Mais une soirée Pizza est organisé au "Veintidos" (au 22, calle Sagasta, mon immeuble quoi). Quand je rentre, une trentaine de personnes s'entasse dans la cuisine : "Ola, Pif", je suis tombé dans un traquenard, ce soir ce sera pizza pas plumard.

Bilan de mi-stage

Sale Lu à tous et bon petit déjeuner, je viens de finir ma première partie de mon premier stage vendredi dernier.
J'étais dans le service de "gastro-intestinal" del Hospital Puerta del Mar le bien nommé puisqu'en faisant 50 mètres en sortant de l'hopital, le sable rentre dans les chaussures...

Le stage, qui compte pour la validation de "patología general" est divisé en 2 stages de 2 semaines (un en novembre, un autre en Mai), eux-mêmes divisés en 2 stageounets de 3 jours (Mercredi, jeudi, vendredi), de 8h à 15h, sans pause. En pratique, c'est 9h-14h.

Mercredi dernier, on a donc débarqué, Camille, Rozy et mí dans le charmant service, un tantinet perdu et la tête dans le cul. Non, je ne vais pas la faire en alexandrin avec des rimes en "U", ça risquerait d'^tre poussif. A 9h, Doctor Don Macías nous prend en main. Et c'est parti pour une petite présentation de 3 cas, dont, un peu trash, qui m'a légèrement pris le bide. Je ne pourrais pas m'empêcher de lâcher un normal, dans un service de gatsro, humpf, humpf. Promis, j'arrête là les blagues vaseuses.
Le prof, Manuel, dit Manolo, pour tout le service, est direct assez impressionnant : il nous explique plein de chose, répond à toutes les questions. Les autres médecins du service ont l'air assez cool dans l'ensemble, direct, on a le droit au "bonjour", "merci", "au revoir", etc... Alors on se marre comme des niais. Après ce tour du service, enfin de trois patients, on va dans l'hôpital de jour, qui s'occupe juste des soins de suivi (pour une part des ponctions d'ascites, dûes entre autres, à l'excès de cerveza-tapas-cerveza-cerveza-vino tinto). On nous laisse faire la première partie de tout examen clinique : l'interrogatoire (Nom, age, motif d'hospitalisation, antécedents, histoire de la maladie, etc...) en espagnol, s'il vous plaît.
D'entrée, il y a de certaines différences qui apparaissent avec le mode de fonctionnement à la française.
L'Hôpital, est peu compartimenté, on passe du service d'ORL au service de Gastro sans ouvrir une porte. Dans le service, il y a beaucoup de monde dans les couloirs, des infirmières, des aides-soignants, des patients, des visiteurs, des médecins, beaucoup de médecins (peut-être parce que c'est ce service qui l'exige...). Le lavage des mains, n'est pas franchement rigoureux. Fin de la critique négative. Parce que forcément le petit coté arrache, ça a du bon : l'hôpital est plein de vie, les médecins déconnent (une fois encore ça doit dépendre du service). Les patients ont souvent le sourire. Les médecins prennent le temps (forcément, ils sont plus nombreux), ils discutent, blaguent avec le patient : on s'est retrouvé avec un patient a qui on faisait une écho avant un ponction d'ascite a déconné avec lui (enfin c'est le médecin, les infirmiers). "Picha, mira el bebe, mira como se move", littéralement "Ma bite, regarde le bébé, regarde comment il bouge". Le picha, ça correspond un peu au "ma couille" en France, il s'utilise à toute les sauces à Cádiz. C'est pas en France qu'on verra ça... Après, il y a a la différence d'usage de langage : ici, on tutoie facilement, on n'appelle les gens que par leur prénom, qu'il ait 20 ou 75 ans. Forcément, ça crée une proximité avec le patient, et ça doit éviter certains problèmes.
On également assisté à plein d'échographies, avec notre prof qui nous expliquait toujours ce qu'on voyait, les problèmes que l'on pouvait rencontrer. A chaque fois, il nous expliquait les solutions, les raisons du choix du traitement.
Le service et lui tout particulièrement, faisait beaucoup de pathologie hépatique. Du coup, on a eu un véritable cours sur les cancers du foie, les cirrhoses, les fibroses, les insuffisances hépatiques, les hypertensions portales et les conséquences. Top de chez top.
Dans les trucs techniques, on a assisté à deux biopsies hépatiques, une injection d'alcool en vue de tuer une tumeur hépatique, une écho-endoscopie et des ponctions d'ascites.
On ne sait pas encore dans quel service on va tomber la semaine prochaine. Mais déjà, on est super-satisfait de ce premier stageounet.
A+

mardi 6 novembre 2007

Photos du Week-end à Tarifa

La petite bouffe du soir, vue sur les lumières de Tanger


Los Caños de Meca (en arrière plan le phare de Trafalgar)


La plaine d'éoliennes et il y en a autant de l'autre coté de la camera


Bolonia

Bolonia avec vue au loin sur Trafalgar

Photos suite


Camille et Rozy blotties dans leur saco de dormir


Sep au bar de tapas de Ronda


Ronda


La sierra de las nieves

Photos suite

Au départ de la rando


La bonne idée de monter une tente en haut d'un col, la nuit tombante, par 2-3°c...

Castro qui se repose dans son hamac(le communisme s'arrête avant de monter dans le hamac)


Le repos après la longue descente



La Sierra de Grazalema


Photos de Grazalema

Du haut du col où on a dormi...

lundi 5 novembre 2007

Le week-end de la Toussaint

Ici, ils n'ont pas de vacances à la Toussaint (mais ils compensent largement avec les jours fériés tout au long de l'année). Mais bon, on a quand même eu Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche.
Du coup, avec la même équipe que le Week-end dernier, on est parti dans les terres cette fois. Au programme :
- Arcos, encore un joli pueblo blanco
- Marche dans la Sierra de la Grazalema : 
On est parti d'un parking près de Grazalema, avec comme objectif Zahara de la Sierra. On a marché le premier jour, jusqu'au col qui sépare la vallée de Grazalema (encore un pueblo blanco !) et la vallée de Zahara. Du coup, il y avait un vent assez violent, et il faisait un petit peu froid (2-3°c), ça contraste avec les 20-25°c qu'on a toujours à Cadiz... On a même eu du mal à faire chauffer les nouilles avec mon camping-gaz de compétition que j'ai acheté avant de partir. Ça a été nouilles froides à la sauce tomate et au chorizo (mais revenu à la poêle, le chorizo, ah ouais, ça c'est important).
Encore une vue impressionnante sur la vallée de Zahara, des montagnes qui l'entourent, et un record à la clé : Couché 7h30, on a pas pu tenir dehors plus longtemps, avec le froid et le vent. D'ailleurs Rozy a passé une nuit de rêve avec la toile qui a claqué à 10 cm de son oreille, tout au long de la nuit. Moi, j'avais pris mes boules Quiès, j'avais lutté pour dormir à Tarifa le Week-end dernier.
Le lendemain, il y avait des petits yeux et de l'ambiance dans la tente au petit dej. On est parti avec notre objectif bien en face, la carte IGN à la main (d'ailleurs, on m'a reproché mes méthodes de leader Maximo pour décider de l'itinéraire..). Au programme : 1100m de descente jusqu'au lac de Zahara et remontée de 500m jusqu'au pueblo blanco (Non, il n'y a pas que ça en Andalousie...).
La descente a été bien corsée : les chemins existaient bien mais les cons, les plants d'ajoncs, ont eu la bonne idée de pousser au bord, histoire de faire un peu mal, de rappeler que descendre 1000m sans embûche, c'est une chance, un luxe, même, c'est pas assez, on va rajouter un peu de piment, avec une petite racine découverte, pour leur faire goûter la  bonne terre andalouse, même si ils l'ont déjà fait en dérapant un peu plus haut... Mais bon, ça fait des souvenirs écrits dans la peau... 
Arrivés en bas, après s'être fait indiquer la route par un Papi de 90 balais (On dit que quand on comprend l'andalou, on comprend tous les espagnols. Ben quand tu comprends le Papi Andalou, tu comprends toutes les langues...). Malgré tout, on a retrouvé la route. Et on s'est fait ramassé en autostop tous les 4 par un papi espagnol, Le bonheur espagnol : le papi dans sa Renault Express qui écoute une cassette de Flamenco, le pur, celui de Zahara, que son chien tente d'accompagner, le coffre rempli de poivrons qu'il va vendre à Zahara, en zigzagant sur la route tortueuse menant à la ville et qui suit elle aussi, les rythmes du flamenco.
- Ronda, célèbrissime ville du centre de l'Andalousie. Très jolie, très impressionnante car clivée par un ravin de 80m de profondeur. Très, très touristique, même à cette période de l'année. On a passé la nuit de Vendredi à l'extérieur pour visiter les monuments de Ronda, notamment le pont, le lendemain, après avoir tester la vie nocturne et les tapas le vendredi soir. On a passé l'aprem au bord d'une voie de chemin de fer pour se reposer et pour que les filles récupèrent de la marche de Grazalema, trop les faibles...
- Sierra de las nieves. Ça devait être notre deuxième marche, mais dans une sierra complètement différente de la première, plus proche des Alpes ou des Pyrénées, pour donner une idée, là où Grazalema ressemblait plus à la Corse avec ses forêts de pins et ses falaises escarpées qui rappellent les aiguilles de Bavela. Comme on était dans un parc assez contrôlé d'une, et caillouteux, on s'est rabattu sur le camping. Le lendemain, les nuages nous ont découragés. On est monté jusqu'au départ de la ballade à 1500m, où les nuages devenaient du brouillard. On a cédé, à la place de la ballade dans les montagnes, ce sera une pinte de Guinness à Gibraltar.
- Une Guinness à Gibraltar(territoire anglaise), c'est un peu faire le signe de croix en plein culte à La Mecque. C'était le seul moyen de me révolter de la défaite en demi-finale... Joindre l'utile à l'agréable, c'est une façon de voir les choses... Sinon Gibraltar, c'est assez rigolo, un peu paumé au milieu de l'Espagne, un village anglais, qui vit à l'anglaise, qui a ses cabines téléphoniques anglaises, ses policiers anglais, son temple protestant anglais, ses prix anglais, et j'en passe. Je ne parlerai pas de la vue, monter en haut du rocher coûtait 12 euros... On s'est donc contenté de la visite de la ville d'un passage à la frontière hispano-britannique, et on est rentré à Cadiz.
Encore un week-end chargé...

Je vais abrégé, il y

mardi 30 octobre 2007

Week-end à Tarifa

Coucou, le week-end dernier, on est allé Camille, Rozenn, Sep, et moi se balader jusqu'à Tarifa.
On est donc tranquillement parti Samedi, à midi, tente et duvet dans le coffre de la R21, à la recherche de sensations fortes...
On commence notre périple par la visite de Los Caños de Meca, ex-village hippie, qui a gardé un esprit "alternatif" d'après Lonely Planet. En pratique, c'est un haut-lieu de Kite-surf, qui n'a pas grand chose à voir avec l'ambiance hippie du Lonely Planet. En plus, ça s'est construit pas mal, devenant de plus en plus à la mode.
C'est vraiment dommage parce que le cadre est superbe : forêts de pins méditerranéen (une des espèces d'arbres les plus anciennes toujours sur terre) qui se finissent par des falaises dans la mer (qui commence à refroidir), c'est con, ça aurait complété le tableau une eau à 24°c... 
J'ai tenté la chasse mais quand je suis allé cherché mon gun, des gens ont vu le fusil, ont parlé, sont parti. Ça arrive, dans la vie, donc j'ai continuer comme si de rien était. Mais une fois dans l'eau, des flics était en haut sur le parking en train de me guetter. Du coup, j'ai laissé mon fusil dans l'eau (Me rappelant de la prune de Loulou en Galice...), et je suis sorti, juste avec mon masque. 10 minutes après, ils sont partis... Suspect...
Ensuite, on est allé tout prêt, au phare de Trafalgar, là où, une fois de plus, les anglais nous ont foutu une pilée, en infériorité numérique... Maintenant, il n'y a plus que des kite-surf.
On a continuer la route : Barbate, Zahara de los atunes (Ancien port de pêche d'atunes!!!)
On a découvert ensuite une superbe plaine pleine d'éoliennes en file indienne. Les photos sont surprenantes. Au fait désolé pour les photos mais ça ne marche pas du feu de dieu pour mettre photos où vidéos sur le net, mais patience).
On a dormi à Bolonia, une pointe magnifique encore sauvage, et là encore, il y a des photos. On a piqué la tente dans un petit espace vert, manifestement apprécié de nos amis les bovidés, en témoigne les petites bouses, méticuleusement éparpillées.
Le repas c'est fait dans le noir, avec vu sur les lumières du Maroc, et probablement en face de nous Tanger...
Le lendemain, on a fait route vers la city root's de Tarifa. Là, c'est Windsurf et Kitesurf. Et on sait vite qui fait parti de la colonie, à la vue des clones. Mais bon, sinon, c'est sympa comme ville. C'est un brin alternatif, et c'est assez joli les maisons blanches. On sent que le Maroc est proche. Par contre, sur la partie récente de la ville, qu'est-ce qu'ils ont foiré !!! C'est trop trop laid (Tentative de château avec des apparts dedans), enfin des trucs pas cool quoi.
Après un petit rafraîchissement dans la mer, pleine de poisson (mais là, j'ai pas sorti le gun), on a repris le chemin de Cádiz, en s'arrêtant à Vejer de la Frontera, un joli "pueblo blanco"(des villages anciens, caractéristiques de cette partie de l'Andalousie, perchés sur une falaise, avec souvent qu'un ou deux accès, blindés de touristes en été, moins fréquentés en octobre).

mardi 23 octobre 2007

Flamenco Stories

Coucou, ces derniers temps, on est assez flamenco. 
Vendredi dernier, on est allé (Hanna, Sepp, Angie, Amandine, Tess, Rozenn, Camille, Emilie, Claire, et moi) à une Peña de Flamenco (un cercle de Flamenco), la perla del Flamenco. Au moment de s'asseoir, à la 1ère table venue, un mec nous accoste, la table lui est réservé, ben merde alors !!! On va se retrouvé au fond du coup. Mais à l'accent, il reconnaît vite qu'on est pas de Cái :
 - Eramou?(comprendre Erasmus)
 - Hem, Si señor!
 - 'taos ahi, 'toncê. (Sentaos ahi, entonces)
 - Grâciâs !
 - De na'a.
En fait, ça devait être le dirlo de la Peña, parce qu'avant le concert, on a eu le droit à un discours :
 "Dans la salle, on a un groupe d'étudiants Erasmus, qui touchent la bourse Erasmus, ils viennent voir cet art qu'est le flamenco, je dis art car le flamenco en est un ; il est unique et unique à chaque fois qu'un homme prend sa guitare, qu'une voix s'élève, qu'un couple évolue sur la piste. Le Flamenco, n'est pas un art écrit, il est de tradition oral et j'aime à me rappeler ce jour ou (je sais pas qui) avait voulu mettre sur papier quelques paroles, et (quelqu'un, de très important sûrement) lui a dit : Non! Le Flamenco vient de là -il montre son coeur-. Chaque fois unique, car chaque fois réinventé.
Ici, à Cádiz, on a le plus pur flamenco de toute l'Andalousie, le flamenco originel (un peu patriotique le papi, quand même). C'est pour ça qu'aujourd'hui va jouer un groupe de Málaga... C'est un Flamenco unique (il est unique), pas comme ces chants qu'ils font en Catalogne. (Non à l'indépendance de la Catalogne!!!). Ce que vous allez voir aujourd'hui est ce que l'on peut vous proposer de meilleur (et de plus unique?). Dans cette même salle ont chanté, ont commencé les plus grands ; bon spectacle. Cái, ahi, alli, aqui : Cadiz, là-bas, là, ici (en montrant son coeur)."
 Après, on a effectivement eu du spectacle. C'était très bon, avec la classe du "pur flamenco", comme on nous avait promis. Je vous mettrai une vidéo, promis, c'est ce qui parle le mieux. Cependant, même si le groupe avait sûrement un bien meilleur niveau que le 1er groupe qu'on avait vu, il manquait la pointe d'humour. Disons que c'était un peu cul serré pendant toute la partie. Mais, du grand spectacle tout de même, à la fin, ils ont proposé à des jeunes (20-25 ans) jouer avec eux. Ça a pris un air un peu plus convivial.
Et comme ça nous a plus, on a remis ça le dimanche, à l'occasion du festival Ibero-Américain de Cadiz, mais cette fois, c'était un peu moins pur : la Traviata en flamenco. Absolument fantastique. On était dans le grand Teatro Falla de Cadiz, qui doit bien avoir 200 ans, au Paradaiso (Tout en haut), avec une vue plongeante sur la scène.
Le spectacle était entre le théâtre, l'opera, la dance et le concert car les 3 étaient présents. La danse de flamenco a, en plus de la danse classique, une sensualité plus acerbe et aiguisée, ponctuée par les claquettes des pieds, qui jouent véritablement le rôle de percussion et métronome, permettant de varier visuellement et "sonorifiquement" le rythme de façon immédiate. L'artiste est ainsi transformé en acteur, musicien et danseur. C'est très vivant, très captivant. Bref, très nouveau et surprenant le mélange. Car il y avait des parties mêlant du flamenco dansé sur de la musique classique avec une danseuse en tutu, qui jouait je pense le rôle d'un ange ou de l'âme de Violetta pour ceux qui connaissent l'histoire. 
Au fond, à droite, un percussionniste jouait de to tout ; toujours au fond mais à gauche, un couple de guitariste accompagnait les deux chanteurs (un chanteur, qui devait jouer la voix de l'homme dans l'histoire), placé devant, à gauche et la femme (pareil mais Violetta, j'aimais pas sa voix par contre). On a même eu le droit à un cheval qui a surpris le public. Il a fait des claquettes mais bon, mis à part la surprise, ça n'apportait pas grand chose...
Bref, un grand spectacle, très étonnant. Désolé pour l'enflamme, mais ça m'a véritablement enchanté.
A+

vendredi 19 octobre 2007

La semaine

Le rythme se calme tranquillement et je n'ai pas grand chose à vous raconter de croustillant si ce n'est que j'ai commencé les cours d'espagnol. Sepp, le colocataire d'Hanna en Allemagne est arrivé lui aussi, pour étudier 1 quadrimestre. Il est arrivé mercredi de la semaine dernière avec Lisa, une amie d'Hanna. Du coup, on a mangé de nouveau allemand. Hanna, Sepp, et Lisa nous ont concocté des Spätzle, à prononcer chpêtzleu (des nouilles mais avec plus d'œuf et faites un peu à l'arrache) avec de la dinde sur une délicieuse sauce aux poivrons. Samedi, on avait préparé la Tortilla Des Grands Jours, au poivre vert, parce que moi et le poivre vert, c'est assez fusionnel... Nous l'avons dégusté avant de nous rendre au match France-Angleterre, désormais je ne mangerais plus de tortilla au poivre vert avant un match France-Angleterre.
Ce soir, c'est la petite finale, je vais tester l'empanada...
Sinon, pendant ce week-end là, on a reçu la visite des Cordouans (Ana et Charles et Sandra). Avec eux, une vingtaine d'autres de tout horizon, a casé dans les apparts. J'en ai donc pris 2 sous mon toit, 6m carré à trois, on ne pouvait poussé plus loin. Ivano, un Italien de Napoli et Benoît, un Luxembourgeois de je m'en fous où, parce qu'à part Luxembourg au Luxembourg... Il ne parlait pas français mais allemand, mais il était quand même sympa. Sinon ils était tous les deux en médecine, ce qui n'est pas rare du tout dans la communauté Erasmus, contrairement a ce que l'on pourrait penser. De leur côté, les filles ont reçu 5 étudiants dans leur château.
Ainsi la soirée du samedi ne fut pas qu'une désillusion d'un match de doigts dans le cul perdu, le match, perdu... Au fait, je recommence à croire en l'amitié franco-allemande depuis que Sepp s'est montré très intéressé par le Rugby, avec ses lettres de noblesse. A tel point qu'il est allé voir avec moi la deuxième mi-temps d'Afrique du sud- Argentine, dès le lendemain. Donc après ce match, on est allé à la punta, un haut-lieu de la Night Gaditanne.
Le lendemain, nous avons végété avec Ben's sur la plage de la Caleta. Il est vraiment drôle. D'ailleurs, le soir d'avant, lorsqu'il trinquait, parce qu'on a trinqué, il brandissait majestueusement son verre en déclarant, royal : "Hasta mañana!", "A demain", littéralement, ce qui m'a beaucoup fait rire.
Donc, à présent, nous avons un lit à Cordoue, où nous n'allons pas tarder à y aller, le 24 Octobre étant une des grande fêtes de Cordoue.
Après ce week-end, nous avons repris ce qui pour l'instant n'est pas la norme, jours de congé oblige, le boulot... Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, c'est dur, Vendredi, Ah non, le vendredi on ne travaille pas. Pourquoi ? c'est Sabbat? Non, on fête le saint-patron de la médecine...
Voilà voilà,
il me reste à vous dire de regarder France-Argentine ce soir, peut-être verrez-vous mon frère courir tout nu en bigoudène sur la pelouse du parc des Princes...
Dimanche, on va avec Camille, Rozenn, Hanna, Emilie et Sepp au Teatro Falla voir un spectacle de Flamenco. 
A+

vendredi 12 octobre 2007

La particularité espagnole, ou française???


Coucou, voici une page de journal espagnol.
Le jeu c'est de trouver la différence entre un journal français et un journal espagnol (Mis à part la différence de langue, bien-sûr)
Le premier qui trouve gagne une Cruzcampo.

Le journal



Précision, Tessa, elle est coloc des filles et elle n'est pas dans la résidence dont ils parlent...
Elle n'aime pas le poisson.
Sagasta dont ils parlent, c'est la ou je suis
J'ai pas dit :" je viens etudier la medecine" mais "médecine" comme réponse à "Que estudias?" bref le journaliste l'a un peu fait au feeling, comme mon prénom...
A+

jeudi 11 octobre 2007

La Tortilla de patata gaditana

Ola pichas, pichitas, Chocho, chochita... (Mec, petit mec, meuf, petit meuf)
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La Tortilla de Patata (pour 4 environ)
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Des patates (mettons 5-6 belles patates)
Poivrons
4-5 Oeufs
Oignons
Epices aux choix
Chorizo (ça doit marcher avec des lardons, jambon, etc)

Eplucher et faire revenir les oignons et poivrons sans les faire griller dans de l'huile d'olive.
pendant que les oignons et les poivrons cuisent, éplucher les patates, les découper en fines tranches, en copeaux (ça dépend de la texture que vous voulez donner à la tortilla).
Déposer les oignons et les poivrons cuits dans un saladier.
Faire revenir les patates sans les griller dans l'huile d'olive jusqu'à qu'elles soient cuites. Ajouter les épices élues, basilic, oregano, persil par exemple. (On peut jouer sur la méthode de cuisson des patates, je n'ai jamais essayer mais on peut les cuire à l'eau).
Déposer les patates cuites dans le saladier avec les oignons et poivrons.
Découper le chorizo en tranche de 2cm. Diviser ces mêmes tranches en quart.
Faire revenir le chorizo en le grillant un peu jusqu'à qu'il perde son gras.
Déposer les morceaux, sans le jus, dans le saladier.
Battre les oeufs, saler, poivrer, 1,2 voire 3 petits piments de cayenne broyés, pour en rajouter dans la vie, du piment.
Attendre que le contenu du saladier soit assez tiède.
Mélanger les œufs avec le reste. Le truc c'est de vraiment bien mélanger.
Ensuite, faire cuire à feu doux voire très doux, !!! SANS REMUER !!!
Attendre que le dessus commence à cuire un peu aussi, retourner la tortilla, comme une crèpe.
Laisser cuire un peu à feu doux.
Servir chaud ou froid, en dés. Le top c'est froid pour moi.
!!!ATTENTION!!!
Le truc le plus dur c'est de ne pas cramer la tortilla à la cuisson. Donc le feu doux. Il ne faut surtout pas remuer pendant la cuisson.

Semaine espagnole

Coucou, aujourd'hui, c'est jeudi, dernier jour de cours : demain, c'est dia de la virgen del Pilar, fête nationale espagnole. Lundi dernier, c'était jour de repos, juste pour la ville de Cadiz, après la célébration, dimanche, de Santa Rosaria, sainte patronne de la ville.
On a assisté au défilé dans les rues à la procession, assez impressionnante. Tout le monde est dans la rue pour voir ça. Le cortège avance en titubant (et c'est vraiment le mot) de droite à gauche, au rythme de la musique. Il est composé de 3 chars, je ne sais pas si c'est le mot exacte, portés par 4, 10, 20 hommes suivant sa taille. Le plus grand devait faire 2 mètres sur 5 et 2 mètres de haut. Le problème après, c'est pas le poids, c'est la taille parce que Cadiz, comme je l'ai déjà dit, c'est étroit. Alors le cortège poireaute 2-3 minutes pour pivoter à chaque coin de rue. Ce qui est assez rigolo, c'est de les voir essayer d'inclure la rotation dans la chorégraphie rythmée par la musique que joue l'orchestre derrière... On les sent un peu oppressés dans les rues de Cadiz, genre Chabal en tutu taille S dansant sur casse-noisette. Surtout que les mec, ils ne se dérident pas, mais pour quelle raison?
A- C'est un honneur de porter le char, ça ne se fait qu'une fois dans la vie, c'est l'émotion
B- Ça fait deux heures qu'on marche à la vitesse d'un escargot tétraplégique.
C- Le mec de devant il arrête pas de péter, et je ne peux pas m'éloigner.
D- C'est lourd.
Au choix. Ce que je peux vous dire de plus c'est que la musique est assez impressionnante et lugubre, dans le genre musique du Parrain, ou musique de "La vie est belle", au moment du mariage entre Dona et l'aristocrate. Sinon, les porteurs de char doivent payer leur place, je vais me renseigner sur le tarif, mais j'ai trouvé ça assez ahurissant. Ça fait un peu "indulgence" moderne...
Mardi, on a quand même dû se lever pour les cours à 8 heures, et ça c'est pas cool. C'est toujours aussi intéressant, le prof de pathologie est toujours égal à lui même, toujours son petit coté "on est différent des autres". On a toujours rien appris avec lui, d'autant plus que pour l'instant on n'a fait que de l'éthique et du coup, ça lui laisse un champ libre pour ce gonfler l'ego, un peu plus encore et parler pour ne rien dire.
Mercredi, c'était petit déjeuner d'accueil des étudiants erasmus. Le soir, teuf d'accueil, mais finalement pas si top que ça...
Sinon, ce matin, il y a mon nom dans le journal de Cadiz... Je vous scanne l'article.
Voila tout. Je vais également vous filer la recette de la tortilla. A+

dimanche 7 octobre 2007

Il a du leur donner autre chose que la lettre de Guy Moquet cette fois...

Quel match !!!
Surréaliste !!!
Je n'ai vu que la deuxième mi-temps parce qu'il y avait les copines allemande d'Hanna qui étaient là, alors on a fait un petit repas-tapas tortilla, poivrons au four, cakes, et à dix heures, on est parti au Connel's. Une première pour Hanna le rugby et sa première réaction a été : "Y te gusta tener dedos en tu culo?". Quelle spirituelle conception de ce sport... Bref, quand on a débarqué, il n'y avait que des français dans le bar dont 3 bofs de chez bof avec qui on s'est bien marré.
"Joder! 13-3, ils se font laminer, c'est mort..."
Après je ne vous refait pas le match, mais quelle remontée !!! C'est assez frustrant de partager cette victoire avec quelqu'un pour qui le rugby n'est qu'une partie de doigts dans le cul... Enfin, qu'importe on a gagné. Et franchement, avec un tel entraineur, je ne pensais pas qu'ils auraient pu se sublimer à ce point.
Cela dit, je pense que les Blacks ont super mal joué le coup. Ils cherchaient la pénalité pendant deux minutes face aux poteaux, ils n'ont personne qui puisse taper un drop??? Parce que les anglais ou les australiens, ce qui est clair, c'est qu'ils auraient mis 6 points pendant ce temps !!!
On va pas se plaindre, tout le monde pariait sur un All blacks- Australie, ça sera France-Angleterre !!! Mais je pense que contre les anglais, ça sera un authentique match de fouine, ça va se jouer au drop, ça sera très très chaud et pas aussi agréable que le match contre les blacks.
Bon, ben ça mais chier de ne pas être en France pour refaire le match pendant des heures...
A+

jeudi 4 octobre 2007

Les premiers jours à la fac

Ola todos! On est jeudi et je n'ai toujours rien écrit sur mes premiers jours à la fac...
Le premier jour, trankilou de chez tranquilou, les profs espagnols, ils ne sont pas impatients de commencer à bosser, contrairement aux Français...
Donc on a eu le droit à la présentation de la matière, pendant une petite demie heure. Ensuite, pause d'une demi-heure, re-présentation d'une demi-heure et ainsi de suite, de 8h du matin jusqu'à ... 13h... Et pour nous, ça s'arrête là mais les etudiants hispaniques, ils continuent jusqu'à assez tard. On a en gros tous les jours le même planning avec : 2 heures de médecine interne, 1h de radio, 1h d'épidémio et pour finir 1h de pharma, sans pause entre les cours!!! Plus les Lundis et Mercredis, 2h d'anglaisle 17-19h.Il y a des syndicats étudiants à mettre sur le coup.
Le deuxième jour a commencé sur les chapeaux de roue avec 2 heures passées en la compagnie de notre 1er prof, Don Cabron, un blaireau de la pire espèce... Je n'en dis pas plus parce que ça va énerver ma maman...
Par contre, on a eu un cours de radiologie super intéressant et jusqu'à aujourd'hui, on a travaillé sur les poumons avec la description normal, puis l'étude l'atélectasie, pneumothorax, et même les caractéristiques des tumeurs pulmonaires bénignes et malignes. On a même vu des radios avec des côtes rongées par des métastases : impressionnant. Bref, une matière intéressante.
La plus grande surprise, c'est l'épidémiologie. A la base, des statistiques, ça peut paraître rasoir. Et bien en fait, pas du tout, c'est le cours que j'ai préféré. Le prof est sympathique derrière un air de clown triste et sinon, il articule juste assez pour qu'on se dise "Wouah, on gaze là, il a un bon accent andalous et on réussi quand même à le comprendre d'un bout à l'autre !!". Je dis ça parce que c'est pas toujours évident, loin de là, de comprendre pleinement ce qu'un prof dit. Le plus frustrant, c'est pour les blagues... Parce qu'en fait, dans une blague, ce qui est marrant, c'est la chute, sauf que la chute doit être, pour que son effet réussisse, informative et courte. "Courte" induit que la phrase va être compressée. Alors en français, tout ce que je viens de vous dire, on s'en tape (sauf les bègues) mais nous, en Espagne, on préférerait des profs bègues justement, parce que de l'andalous compressé, c'est comme si un anglais se tapait la dernière blague de l'humour.com mais lue par Bernard Laporte, après l'avoir un peu chambré sur France-Argentine, bref tu comprends rien mais tu ris quand même.
Le champion de la blague, c'est le prof de pharma, celui-là, il a une classe d'enfer : un look de Capitaine Haddock et en même temps, c'est un prof très intéressant. Pour l'instant, on est rendu au base de la pharma, et c'est plutôt compréhensible.
Reste le cours de "Comprehension escrita del ingles médico". On commence Lundi prochain, 4 heures par semaine.
Voila tout, et ce soir c'est la fête de médecine.
A+

dimanche 30 septembre 2007

Rugby

C'est assez frustrant de ne rien voir.....

Empanada

J'ai fait ma première empanada avec Hannah hier
recette :
La pate : 1kg de farine, 1/2 L d'eau chaude avec 125 gr de beurre fondu et du sel
Garniture : 400g de thon, mais, sauce tomate, poivrons, 4-5 oignons revenu dans l'huile d'olive, piment, poivre, sel
Methode : Faire un chausson avec la garniture et la pate, mettre de l'œuf sur le dessus, pour faire dorer. Quelques minutes au four. C'est cuit, c'est bon.

Portugal

Maintenant, je me lance dans le récit du Portugal.
On est parti pour 4 jours : Lundi jusqu'à Jeudi.
Tout commence par une petite heure de bouchon dans Cadiz, histoire de ne pas l'oublier trop vite... Après 4H de voiture dans une ambiance complètement fofolle, on touCHe le Portugal, parce que maintenant, le CH est de rigueur. En fait, le son "s" est remplacé par "ch", bastante raro. On prend un petit itinéraire recommandé par michelin, mais en vérité, c'est un enchainement d'usines, d'entrepôts, etc... Aussi charmant que le boulevard de l'Europe à Brest pour ceux qui connaissent... Et, au bout, le Grall, le Quick du boulevard de l'Europe, Faro, la grande ville du Sud du Portugal, sans grand charme, mais suffisamment pour qu'on se laisse tenter par un petit resto portugais, pas si bon marché que ça au final. Pour Roza, Charlotte et moi, c'était Bacalhau à Braz. Pas mal du tout : un mélange de morue, d'oeuf et de patates. Pour Camille, c'était Porc à la portugaise, très bon aussi. Ensuite, la mission fut de trouver un coin pour dormir, dans la nuit portugaise, avec une carte d'une précision de 1 cm par Km. Alors, on s'est dit qu'un petit champ caillouteux, à coté d'une nationale, ça avait son charme. Après une nuit de vigoureux massages, on se réveille dans un lieu assez envoûtant, où, la nationale fait assez tâche au milieu des oliviers et des collines... Ensuite, comme on adore le boulevard de l'Europe, on est reparti sur la route qui longe la côte, parfaitement hideuse, à la recherche d'une plage. On en trouve une avec peine, encastrée dans des falaises, paraissant parfait pour shooté de la dorade : FIASCO TOTAL. Je ramène une minable dorade qui sera la maigre pitance de la soirée. Maigre mais délicieux. Et cette fois dans un cadre encore plus joli qu'hier, collines eucalyptus and sun. On allait faire un feu (parce que cuisiner une dorade dans le noir, c'est pas le fun), quand on s'est souvenu que le feu dans une forêt d'eucalyptus, au Portugal, c'est pas cool parfois, ça crame. Donc on a passé une soirée autour de quelques cendres...
Cette fois le sol est plus confortable, entonces, la noche era mejor.
Le petit dej' est un peu léger, du coup, on se lance dans un petit riz-confiture Lidl. Mais le problème là-dedans c'est le Lidl, c'est vraiment de la daube.
On poursuit notre périple le long de la cote sud-ouest, qui n'est pas sans rappeler les falaises de Crozon. On passe une petite partie de la journée sur la plage de Carpheim, après avoir fait un véritable rally dans les pistes portugaises pour trouver une plage. Et là, c'est la Great Ocean Road australienne sans la Road : forêts d'eucalyptus et cactus qui se rafraîchissent dans les eaux tumultueuses de l'Atlantique, ça vaut vraiment le coup d'oeil. En tout cas le coin, désert, à l'air de plaire à quelqu'un qui s'est carrément fabriqué un cabanon, ce qui rajoute un certain charme à la plage. On ne dort quand même pas là. On repique vers l'Espagne mais en passant cette fois par la pampa portugaise : superbe. On passe par des petites routes, qui deviennent des pistes, qui deviennent des chemins... Je l'ai assez dis aux filles, c'est très namibien comme paysages : assez aride, avec des reliefs très changeants. Un joli désert humain où l'on peut quand même trouver quelques petits villages très traditionnels. On dort dans un nouveau coin perdu. Les filles ne dorment pas beaucoup, elles refusent d'essayer le matelas d'eucalyptus... Elles sont trop connes...hihihi
Le lendemain, on quitte le Portugal, après un ultime resto, encore très bon, cette fois, c'est une sorte de dorade grillé, délicieux.
Bilan : 
cote sud : naze
cote ouest et centre : top
Salute


samedi 29 septembre 2007

Les Québécois


C'est-y possib de rencontrer quelqu'un à Séville qui connaît Sainte-Véronique?

Enfin des news...

Ola, beaucoup de choses à dire, mais le rythme effréné ne me laisse pas suffisamment de temps pour écrire...
Je suis enfin arrivé à la calle Sagasta, hier soir. C'est super sympa, j'ai direct été invité à boire une roteuse avec 6 compañeros de piso, en rentrant d'une petite bouffe chez une copine de Camille, à 2 heure du mat'. J'ai pas eu le courage de les suivre en boîte, j'ai accumulé une dette de sommeil au Portugal sur les matelas de cailloux. Bref, je connais déjà Sacha, Charlotte, Nicholas, Ana, Claudo, Lucas, et d'autres mais don j'ai oublié le prénom. L'ambiance est super bonne ; c'est presque énervant de voir le nombre de similitudes avec l'auberge espagnole, on a envie de se dire : "Pff, rien de nouveau, du plaggia". Plaggia peut-être mais qu'est-ce que c'est bon !!! Aujourd'hui, Lucas l'italien me proposait déjà des pâtes. Manque de pot, je venais de manger. Mais on a remis ça à plus tard.  Pour l'instant, il y a beaucoup d'allemands, deux italiens, des anglaises,une autre française, mais je n'ai pas encore rencontré tout le monde. On parle en espagnol la plupart du temps et parfois en anglais (il y en a qui ne parle pas espagnol encore). J'ai deux problèmes mineurs, internet est super lent (il y en a qui doivent télécharger, mais je mène mon enquête. Sinon, je devais avoir un frigo dans mon piso mais il est mort. Guillermo, le proprio doit en racheter un... Je prends des photos de l'appart est je les publie dès que possible.
Sinon,  on est rentré il y a deux jours du Portugal, mais ça, ça mérite son propre article.
Viva españa, 'ta luego

samedi 22 septembre 2007

1ere peche

Bon, sinon, à la base, je cherchais mon body pour prendre ma combi pour aller pecher. J'ai du le faire a l'ancienne : en short à carreaux et fusil de chasse. Ici, ça passe -presque- incognito.
Sinon, l'eau est pas mal, quoique pas super claire aujourd'hui, toujours aussi chaude, voire plus.
Niveau poiscail, comme je vous disais l'autre jour, c'est assez énorme, voir plus. Pas 2 minutes dans l'eau avant de voir un BANC de mulet foncer vers moi. "Attrape-nous, attrape-nous, s'il te plait !". Il est de taille résonnable mais pas fou non plus. Cependant, j'ai rien gaulé après, pas moyen de s'accrocher au sol à cause des oursins abondants alors du coup, on peut pas dire que j'étais super discret. Ici, la vieille locale, c'est la dorade, il y en a a chier partout ou presque partout. C'est un vrai paradis. En plus il y a des rochers, des trous, bref tout pour s'éclater.
Max, tu sais ce qu'il te reste à faire. Une petite visite chez tonton PY, on file au Portugal où, parait-il c'est encore mieux. Je vais pouvoir vous le dire, je pars là-bas 3-4 jours, la semaine prochaine...
La je pars faire la tortilla, a+

Dégouté......

Je vais me faire descendre par mam's, je sais. Je suis désolé mais j'ai perdu mon bodyboard... Jeudi, la voiture étant chargée, j'ai dû poser mon bodyboard sur le bord de la rue, pour déposer les sacs de Charlotte, et je suis parti sans, c'est aussi con que ça.... Je vais aller poser la question aux voisins mais je n'y crois pas maintenant. Je suis trop dégouté, ça fait chier, bref... J'ai perdu mon sac avec dedans le body, mais aussi la combi integrale, le shorty, palmes (j'en ai déjà racheté à 2 euros, dans un vide-grenier). Coup de bol, dans cette infortune, j'avais mis mon et mon tuba et mon masque dans mon sac de playa, mais bon, encore une fois, fait chié.

vendredi 21 septembre 2007

Le Jeudi, c'est Séville

Aujourd'hui, on va chercher Charlotte à Séville. Du coup, on en profite pour visiter Séville. On arrive à 12H et, tout de suite, la ville nous paraît énorme par rapport à Cadiz, c'est quand même la 4ème d'Espagne avec 700 000 habitants et des brouettes. On s'est garé dans un parking assez atypique, dans un entrepôt, en gros, tu laisses les clés dans la voiture, tu récupères un tiket et le mec la gare mais du coup, il tasse toute les bagnoles à mort.

Ensuite, on s'est rendu dans le centre-ville pour aller visiter la cathédrale, construite sur la mosquée qui, au départ servait de lieu de culte aux chrétiens. Elle est assez gigantesque, une des plus grande surface pour ce genre d'édifice. Y repose la dépouille de Christophe Colomb. Et sinon, il y a une énorme gravure représentant toute la vie de Jésus. Après on est monté en haut de la Giralda, ancien minaret transformée par la suite en sorte de cloché géant. Je parlais l'autre jour de l'intégration des handicapés, eh ben déjà au XV ème siècle, ils y étaient attentifs. En fait, on peut monter ses 70 mettres en fauteuil roulant !!! Limite avant l'invention de la roue, l'architecte, qui était un visionnaire, voulait une tour prête à accueillir les handicapés au XXème siècle !

Ensuite, on a mangé un chti sandwich mais ça ne l'a pas fait, enfin si mais, on devait être trop prêt de la cathédrale, on l'a vu quand on est passé à la caisse...

Après on est allé à l'alcazar, pas super motivé j'étais ! Mais en vérité, c'était super bien. L'alcazar, dont certains endroits datent du XI ème siècle, sous le règne arabe, est absolument sompteux. C'est un peu l'intérieur du palais du sultan dans Aladin, avec plein de détails superbes, des mosaïques, des bassins, etc,etc...etc.... Soudain, j'ai rencontré des québécois... Du lac du Bourget ou quelque chose comme ça, tout prêt du lac, Nominingue, ou plutôt des lacs Nominingue (Grand et petit), qui se trouve tout prêt du lac Lacoste de mon parrain : "C'est-y qu'le monde est pti !!!". Je joins une photo...

Ensuite, on a continué notre petite et paisible ballade dans Séville, avec les degrés qui poussent comme crocus au soleil. On doit bien toucher les 36-37°c... On se rend dans une ancienne fabrique de tabac reconvertie... en fac de philo.... Très beau batiment, également, ça contraste avec la fac de sciences brestoise avec son style futuriste des Sixties. On profite ensuite des derniers instants en Séville, le long du Guadalquivir qui porte de belles péniches dans de langoureuses eaux mais vertes de pollution. Il est 17h15, Charlotte est arrivée à la gare routière, après un voyage fort agréable, coincée entre le chiotte ou Alfonso écoule tranquillement son paquet de Gitanes maíz en sirotant son cubis de vino tinto et Michel, l'aventurier, toujours avec son caddy, un peu bipolaire sur les bords, qui vient de Salamanca et qui veut, à présent y retourner à pied.
On rentre dans une voiture un tantinet chargée : Charlotte, Sophie (sa copine de promo) Rozenn, Camille et moi, les bagages de Charlotte et de Sophie, mon bodyboard, les affaires de camping, etc... Après avoir évité un ou deux accidents de justesse, on arrive sans problème à Cadíz, cité de la mer et du vent chaud... On se dit qu'il fait bon d'être au bord de l'eau quand on se tape des 35°C.
Dans la soirée, nous nous sommes rendus dans un bar Gaditan, le Cuba Asia où il est prévu à 23h30 un concert de flamenco. A 0h45, les premiers sons de la guitare se perdent dans mes cochlées. S'opère alors quelque chose d'extraordinaire, une force transcendante et mystique, portée par la complainte de Miguel, un autre Miguel, dans les 25 ans, qui improvise, accompagné par la guitare, les clquement de mains d'une fille, et le percussioniste. Cad un gars qui rien qu'en utilisant ses mains, ses cuisses, son torse, comme batterie en tire un rythme et une complexité époustouflante. Les paroles sont psychédélique : "He encontrado, en el supermercado, una chica a quien le gusta pulpoooooooooooooo" et toute la salle, olééééé, chico, anda, anda, canta, ouhouhou, claquement de mains, claquement de doigts, trois petits tours et... Anda, canta. 
Et vient le tour de la fille de chanter, se qui réveillent un peu plus les hommes présents dans la salles, les anda, canta prennent des intonations plus bestiales. La magie des hormones selon Hannah.
On a même eu le droit à la petite blague espagnole.
C'est l'histoire d'un avion, auquel une avarie, alors le pilote passe une annonce au micro "Mesdames, messieurs, nous sommes trop chargés. Il 80 kilos en trop. Et dans l'avion, il y a un gros. Alors tout le monde, el gordo, el grodo, si seguro, claro. L'homme devient blème. Se dresse alors un passager plus humaniste que les autres : "on va lui poser 3 questions" "Si il échoue à l'une de celles-ci, il devra sauter..." La premiere question, "En quelle année, la bombe d'Hiroshima a-t-elle explosée?". "1945". 2ème questions "Combien de personnes ont été tuées, lors de cette explosion?" "75 057". "Parfait, très fort". "Et maintenant, quels sont les noms de famille des morts dans la bombe d'Hiroshima ?".
Au revoir



Mercredi

Coucou, ça y est, je commence à prendre du retard !!! Mercredi n'a pas été une journée très productive; en fait, on peut dire que ces derniers temps, le matin se résume à une course entre appart, fac de medecine et service des relations internationales. Heureusement, tout est assez regroupé. Mais, bon Hannah et moi, on va quand même acheter une petite bicyclette d'occaz.
Sinon j'ai fait valider mes matières espagnoles mais le problème est que je n'est pas rassemblé suffisemment de crédits ECTS. Il en faut 60 pour valider une année erasmus et je n'en ai que 45. Qu'est-ce que c'est un crédit ECTS ? Chaque matière, suivant son importance rapporte un certain nombre de points ECTS. Par exemple, Introducion a la medicina interna vaut 20 points. Je dois donc tout modifier, chercher des options qui valent 15 points au final, compatible avec les autres au niveau des horaires. Bref, un sacré foutoir. Et il faut voir ça avec Carmen Gomez Gomez (Prénom, nom de père, nom de la mère, toujours comme ça, comme Cécile Mignon Le Vaillant), et Carmen n'est pas très passionnée par son métier... C'est un euphémisme...
Mercredi aprem, je suis allé flaner à la plage un peu lire mon bouquin et après, au Chateau Saint-Sébastien, une presqu'ile, accrochée à la presqu'ile qu'est Cadiz. Là-bas, ya moy de gaulé le mulet ou le poulpe je pense : il y a beaucoup de trou, normalement, je vais chassé là-bas cette aprem. Après, je suis rentré chez les filles, mangé et on est allé à une fête Erasmus sur laquelle il n'y a pas grand chose à dire... Maintenant, je vais vous parler du Jeudi, où il y a nettement plus de chose à dire.

mercredi 19 septembre 2007

Les démarches à faire en Erasmus.

J'écris ce post pour expliquer ce qu'on doit faire lorsqu'on débarque comme étudiant Erasmus dans un pays, ici à Cadiz en Espagne pour medecine. Ça pourra peut-être aider certains.
AVANT DE PARTIR REHAUSSER LE PLAFOND DE RETRAIT POUR LA CARTE BLEUE
1°- Dès l'arrivée, la première chose à faire est de trouver un logement pour la nuit.
2°- Ensuite, il faut, si possible, aller au service des relations internationales de l'université pour plusieurs raisons :
1-Ils peuvent répondre aux questions des étudiants erasmus, ils sont rodés ; ils donnent un plan de la ville avec les principaux repères (cité U, RU, BU, Fac, etc...)
2-Ils vont demander de remplir différents attestations et formulaires dont celle de début de séjours, qui est indispensable pour toucher les bourses. Il ne faut pas, à ce propos, oublier, comme moi, les deux attestations de début et de fin de séjour, en partant. A Cadiz, on doit également :
-Remplir le papier de matières à suivre et voir si il y a suffisamment de crédits ECTS (>60 pour valider l'année) et le faire valider par le responsable d'étude, en médecine, c'est Carmen Gomez 2 fois. 
-Créer une adresse e-mail, sur le site de l'UCA, grâce au code qu'ils donnent, sur un des ordis de la fac.
3°- Se rendre à l'office du Logement étudiant, calle Doctor Marañon, pour une coloc.
En prendre un au centre-ville de préférence (de 190 à 300 euros). Peu de ≠ avec la partie nouvelle qu'on appelle Puerta Tierra. Les fêtes étudiantes ont lieu au centre-villes.
Ne pas arriver après le 15 septembre, après tout part très vite et il n'y a plus d'appart en ville.
Ne pas être un homme, c'est plus dur (fais au mieux)
Prendre si possible avec machine à laver et internet, j'ai pas vu de pressing pour l'instant.
4°-Retourner au service des relations internationales pour donner ton adresse espagnole et ton email de l'UCA
5°-Ça peut être très long.................

Conseils :
Ne pas prendre de banque en espagne, c'est compliqué et pas indispensable
Par contre, essayer de gérer une 2ème carte de secours en cas de perte de la 1ère
Rencontrer les gens, notamment les autres Erasmus, ils peuvent conseiller, héberger, etc...
S'inscrire aux cours réguliers sur 8 semaines d'espagnol et non intensifs sur 2 semaines. A priori, c'est mieux réparti et plus instructif.
N'hésite pas à me contacter si t'as une question


mardi 18 septembre 2007

Lundi

Bon, la journée commence ainsi : 9H35, sweet home alabama. Joder !!!!! Je me suis pas levé, pour mon premier jour de cours......
C'est Camille qui m'appelle pour me dire qu'on est pas inscrit au cours : on a pas payé et ça faisait office de confirmation pour l'inscription... En plus, il n'y a plus de place. Je retrouve les filles à 14h et je tombe sur Hannah (la coloc allemande) qui, elle est inscrite. D'après elle, ça n'a rien d'exceptionnel : 30 dans une classe c'est pas franchement productif. Les cours ont lieu de 9h30 jusqu'à 14h avec une heure de pause pendant 2 semaines. Et c'est quand même 160 euros...
Finalement, on ne va prendre de cours parce que pas de place et pas top a priori.
On va se manger de la conjugaison au ptit dej, avec Rozenn à la baguette ! Son expérience en matière de langue ne se conteste pas : elle est allé à l'école Diwan...
Sinon, hier, je suis allé à la plage avec Hannah.  J'y ai rencontré Manu, une étudiante-erasmus-médecine-3ème année-bordelaise. Elle a trouvé un appart tout près de la plage de la Caleta, prise d'assaut dès 14h par les Gaditans
Information culturelle
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Cadiz était une ville romaine, Gader en latin, d'où le nom des habitants, les Gaditans, gaditanos en castellano. J'ai donc pu visiter les ruines d'une usine de conservation du thon qui était abondant à l'époque. La conservation se faisait à base de sel, avec les mêmes modalités que pour la morue. La ville était scindée en deux par un bras de mer qui faisait de Gader un port idéal.
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Le soir, on a invité Nich et Jaimi pour la cena. Au menu : Caviar d'aubergines sur tortilla de maiz, Tortilla de Patata au Chorizo et Poivron (Hannah m'a appris à faire la tortilla de patata) en apéro avec la bière du coin, la San-Miguel. Burritos et salade de fruit délicieuse en dessert.
Ensuite, Jaimi, nous a joué des trucs fantastiques avec la classe du bluesman. J'ai pu m'associer avec lui à l'harmonica Sol, mon premier blues en harmonica... Ça s'appelait : "I learn to smoke", il nous en a joué une autre, et après ça a été au tour de Nich qui a conclu avec un "Hasta siempre Commandante Che Guevara" à la mode cubaine.
On s'est rendu à un concert Funk, décidément, encore moyen : la voix était encore le problème. La chanteuse ne chantait pas, elle criait. Jaimi, qui en a écouté de la musique, m'a expliqué que c'était une spécificité espagnole, de gueuler au lieu de chanter, son hypothèse est que la langue et l'accent espagnol ne se prête pas forcément à certains types de musique. On pourrait dire la même chose du métal chanté en français, qui pour moi ne vaut pas grand chose...
Là-bas, on a retrouvé Carlos et sa troupe de potes. Je dois lui donner la recette du Koign-Aman. L'autre jour j'ai sécher lorsqu'il m'a demandé des recettes bretonnes, je n'ai pu lui donner que celle du Kig ha farz, car,  honte sur moi, rien d'autre ne m'est venu à l'esprit. Encore une spécificité espagnol, les gens (hommes-femmes) que j'ai rencontrer prenne le temps et le goût de cuisiner.
J'ai dis au revoir à Nich, qui repartait aujourd'hui en Allemagne et suis allé me couché relativement tôt : 0h30, une perf pour l'instant. Dormir avant c'est difficile, personne n'est couché. Rozenn et Camille ont trainé un peu plus ; pour elles, ça sera 5h...
Sinon, autre chose étonnante ici (il y en a tellement), c'est l'intégration des handicapés physiques et mentaux : quasiment tous les lieux leur sont adaptés et fait marquant, j'ai vu un mécano en fauteuil roulant !!! Sinon, ici, il existe quelque chose que l'on connait tous : la ONCE, qui est une loterie nationale embauchant les handicapés (physiques et mentaux). Ceux-ci vendent des tickets dans la rue et perçoivent un salaire en retour. Ce sont deux anecdotes mais je crois qu'elles sont assez représentatives de l'esprit d'intégration espagnol, un vrai modèle et nouveau, à mes yeux.
A+




lundi 17 septembre 2007

La campagne andalouse

En haut la 2eme plage ou on est allé
En bas la pampa

Playa Barosa

Playa Barosa : Bétonné, venteux, moche
Avec un allemand allongé devant nous qui a la gaule...

dimanche 16 septembre 2007

Dimanche espagnol

Coucou, aujourd'hui, après la publication du message matinale, on est parti les filles, leur deux colocs et moi dans la Pampa andaluz. En réalité, on a mis beaucoup de temps avant de trouver un bout de verdure : une bonne parti de la côte est bétonné et sert de maison de fin de semaine pour les Gaditans, c'est en français, les habitants de Cadiz.
On s'est arrêté à une première plage mais sans charme ; bétonné presque jusque dans l'eau avec un faux-air de la Grande Motte. Après un petit moment passé à potasser la grammaire espagnole, et il y en a besoin, on a dit adieu à la playa de Barosa pour chercher les soi-disants belles plages andalouses...
Sur la route du bonheur, on a traversé un truc assez fréquent, qui m'avait marqué pendant le voyage aller : on trouve beaucoup de résidences privées de 20, 30, 100 maisons, où l'on rencontre tout ce qu'il faut : superette, terrain de tennis, basket, piscine. Tout ça est paysagé, par un professionnel et entretenu, j'imagine, grâce un impôt propre à ces cités. Toutes les maisons de ces résidences sont luxueuses et il n'y a pas de R5 dans le garage... Un concept qui arrive en France par le Sud apparemment. Personnellement, je trouve pas idiot l'histoire d'avoir une piscine, un cour de tennis en commun, mais ce qui me dérange beaucoup, ce sont les barrières à l'entrée de la résidence, pourquoi ils veulent s'emprisonner? C'est dommage d'aller s'enfermer dans un si joli pays... Encore une connerie qui va faire succès en France et qui va isoler les gens encore un peu plus ! C'est marrant parce que ici, il y a deux concepts de vie qui s'opposent tout à fait : la vie dans les rues à Cadiz, où tout le monde se mêle, petits, grands, beaux, moches, riches, pauvres, espagnols, portugais, français, allemands, pauvres, riches etc... où l'on sent, beaucoup d'humanité (jusqu'à tard dans la nuit) et ces paradis en cage, ces ghettos de riches, enfermés chez eux, sur eux, vers eux, et qui ont perdu quelque chose à mon goût. Fin de la tirade...
Après quoi, on s'est posé à une plage bondée de filles bandantes (Elle est pour Vince celle-là). Excusez-moi, je reprends ; belles plages... a ver las fotos. J'ai craqué et j'ai pris mon masque pour me plonger dans une eau à 22°c je dirais. J'ai encore plus craqué quand j'ai vu les poissons dans l'eau : des bancs de dorades de taille honnête. J'ai pas osé sortir le Gun vu le monde qu'il y avait à la playa, mais on va dire que c'était tentant... Au moins, je sais qu'il va servir... Les fonds, par contre ne sont, de ce que j'ai vu, pas supers... A ver...
Demain commencent les cours intensifs, on va voir ce que ça va donner...
A+

Auberge espagnole

¡ Olà todos ! J'ai très peur de rater le match France-Namibie de ce soir... J'ai été voir dans le bar français de la ville, nada solo futbol !!! Mon dernier espoir est un bar irlandais, le o'connell... Il faut dire qu'ici, peu de gens savent ce qu'est le rugby en dehors d'un sport et les serveurs que j'interrogeais esquissaient tous un petit sourire, l'air de dire : "Toi, mon coco, tu t'es planté de sport...". J'ai enfin acheté un dico et j'ai commencé une liste de vocabulaire, il était temps...
Sinon, hier soir, Roza, Camille, y mí ont été invité à manger par Nick, l'Allemand d'hier, a la casa Caracol (escargot), l'auberge de jeunesse de la ville. Il nous a concocté un Gazpacho andaluz en entrée et en plat principal, une merveille culinaire : gambas al ajillo (à l'ail), très épicé, à l'huile d'olive avec des patates : fantastique.
Sur la table, il y avait également Jaimi, un australien qui joue de la guitare dans la rue et qui vit comme ça depuis... 7 ans !!!! Ce soir, on doit se retrouver pour lancer un duo Guitares-Harmonica dans la rue, après être allé voir un documentaire espagnol sur Neil Young. Je relance ma carrière après le succès fou de "LIVE IN GUILVINEC 2005"... Je vous tiens au courant... 
Avec Nick, on a refait la révolution cubaine en espagnol, et croyez-moi, on progresse vite et il s'y connait super bien : il écrit sa thèse là-dessus ; il est étudiant en philo et en histoire je crois... Il a vachement voyagé : Argentine, Mexique 1 mois je crois, cuba 3 semaines, Grande Bretagne, USA, Espagne plusieurs fois, etc... Résultat, il connait les nuances et les accents des ≠ pays hispanophones et anglophone. Il est trop marrant quand il imite le cubain.
En tout cas, l'ambiance de cette auberge était géniale, tout le monde parle avec tout le monde. J'ai trinqué avec un suisse, parlé avec un gringo (américain) et un anglais et mangé avec un allemand deux françaises et un australien... Si ça ne motive pas pour bosser ses langues une soirée comme ça??? C'est parfait car ça ressemble beaucoup à mon futur immeuble, el 22 calle Sagasta, qui n'en déplaise à Mam's a une sacrée réputation en matière de fiesta... Je ne le savais pas quand je l'ai pris, et ça me dérange beaucoup car je n'aime pas le bruit et les gens.
Après le repas, les colocs des filles nous ont rejoints et on est parti dans la calle mais il était 3 de la mañana et il n'y avait pas foule... à ma grande surprise...
Que du bon en prévision... Voilà tout pour aujourd'hui.